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Liban - L’Ecclesia De Beyrouth

Requiem pour une idole

Il y a décidément quelque chose de particulièrement intrigant dans cette image étrange de la délégation du bloc du Changement et de la Réforme, présentant ses condoléances dimanche à l’ambassade de Syrie, après l’attentat contre les responsables sécuritaires de la cellule de crise du régime syrien à Damas. Non que l’image ne soit pas compréhensible rationnellement, du point de vue des intérêts politiques et des enjeux de pouvoir. Sur ce plan-là, le général Michel Aoun et son parti ont effectivement fait leurs jeux depuis longtemps. Partant, abordée uniquement dans une approche séquentielle qui commencerait en mai 2005, l’image s’inscrit presque naturellement dans son contexte. Inutile, donc, d’en faire tout un tumulte.
Or le problème se situe justement à un autre niveau, dans l’impression de cohérence que le Courant patriotique libre tente encore de donner de lui. Le problème de l’approche séquentielle, quand toute la légitimité du parti et de sa figure de proue est fondée sur des positions et un passé vieux de plus de vingt ans, c’est qu’elle n’opère malheureusement pas. Pour assurer une continuité logique qui relève désormais de la pure mythologie, sinon du fantasme, il paraît donc nécessaire de se livrer continuellement à une réécriture de l’histoire. Le phénomène n’est d’ailleurs pas propre au CPL, mais touche plus d’un parti libanais. Le problème, c’est que là où d’autres admettent des erreurs de parcours, le CPL continue de vivre, lui, dans un moi narcissique idéalisé à outrance et la condescendance maladive naturelle qui en découle.
Certes, tout attentat est condamnable sur le principe. Mais il ne faut pas pousser la flagellation trop loin non plus. Les responsables sécuritaires qui ont péri dans l’attentat sont ceux-là mêmes qui, il y a plus de vingt ans, ont fait assiéger le palais de Baabda, bombarder sans pitié le « bouclier humain » déployé par Michel Aoun autour de son palais, envahir le « réduit chrétien » le 13 octobre 1990, assassiner et disparaître des centaines de civils et de militaires (et au moins deux religieux), violer des dizaines de femmes et de jeunes filles... Pour ne parler que des crimes commis contre l’armée fidèle au général Aoun et contre ses partisans, sans évoquer les 20 000 victimes de ces criminels depuis deux ans en Syrie. Faut-il, partant, aller au bout de son syndrome de Stockholm en pleurant ses bourreaux ?
La question essentielle, pourtant, reste intacte : tout cela peut-il ne pas laisser des séquelles graves non seulement sur le parti politique en question ? N’est-il pas temps de s’extirper du passé mythique et de tirer les leçons du présent ? En l’occurrence que le régime syrien n’est plus qu’un cadavre politique et que les chrétiens du Liban – tous, à commencer par ceux qui se targuent toujours d’en représenter la majorité – n’ont-ils plus mieux à faire aujourd’hui que de pleurer et se lamenter sur le sort d’une bande d’assassins ?
Il y a décidément quelque chose de particulièrement intrigant dans cette image étrange de la délégation du bloc du Changement et de la Réforme, présentant ses condoléances dimanche à l’ambassade de Syrie, après l’attentat contre les responsables sécuritaires de la cellule de crise du régime syrien à Damas. Non que l’image ne soit pas compréhensible rationnellement, du point de vue des intérêts politiques et des enjeux de pouvoir. Sur ce plan-là, le général Michel Aoun et son parti ont effectivement fait leurs jeux depuis longtemps. Partant, abordée uniquement dans une approche séquentielle qui commencerait en mai 2005, l’image s’inscrit presque naturellement dans son contexte. Inutile, donc, d’en faire tout un tumulte.Or le problème se situe justement à un autre niveau, dans l’impression de...
commentaires (6)

C'est marrant comme au final, toutes les "entreprises malsaines" et Amèèères fonctionnent avec les mêmes sbir es pions. Si, si, c’est bien cela, suite à la longue expérience dans ce milieu de ces pâmés à la "truffe" encore vive et l'œil au vent ! On peut, sans exagérer, discerner les différents personnages récurrents à tout un milieu "8 Malsain". Tout d'abord, il y a les sous sous-fifres de service Pan Grands-Syriens des "bossfàRiens" Aigris, petits affidés des Maîtres "baassyriens". Eux qui leur rappellent chaque jour que ça serait bien "qu'ils s’aplatissent" encore un peu plus de jour en jour, alors qu'ils le pratiquent tous les jours de plus en plus, cet "Aplatissement-là" depuis ce fameux retour en 05 en mai ! Et des "Grimpions" familiers qui leur font une formation d’un quart d’une petite heure par jour pas plus ; ils ne le supporteraient pas lez-ébaubis ; sur comment manœuvrer et "traficoter" des élections grâce surtout à cette ferraillerie "divine" rouillée. Et faites attention, "Amèèèrs-orangés", à ce que disent "les Déshérités" alliés et les Nusayrîsés, car c'est tout de même pas mal compliqué d’après leur "insignifiante insignifiance" ; surtout quand faut à chaque fois y rajouter le fameux fichu populo-intégrisme "maronito-alaouito-chiitique" frelaté !

Antoine-Serge KARAMAOUN

08 h 10, le 24 juillet 2012

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Commentaires (6)

  • C'est marrant comme au final, toutes les "entreprises malsaines" et Amèèères fonctionnent avec les mêmes sbir es pions. Si, si, c’est bien cela, suite à la longue expérience dans ce milieu de ces pâmés à la "truffe" encore vive et l'œil au vent ! On peut, sans exagérer, discerner les différents personnages récurrents à tout un milieu "8 Malsain". Tout d'abord, il y a les sous sous-fifres de service Pan Grands-Syriens des "bossfàRiens" Aigris, petits affidés des Maîtres "baassyriens". Eux qui leur rappellent chaque jour que ça serait bien "qu'ils s’aplatissent" encore un peu plus de jour en jour, alors qu'ils le pratiquent tous les jours de plus en plus, cet "Aplatissement-là" depuis ce fameux retour en 05 en mai ! Et des "Grimpions" familiers qui leur font une formation d’un quart d’une petite heure par jour pas plus ; ils ne le supporteraient pas lez-ébaubis ; sur comment manœuvrer et "traficoter" des élections grâce surtout à cette ferraillerie "divine" rouillée. Et faites attention, "Amèèèrs-orangés", à ce que disent "les Déshérités" alliés et les Nusayrîsés, car c'est tout de même pas mal compliqué d’après leur "insignifiante insignifiance" ; surtout quand faut à chaque fois y rajouter le fameux fichu populo-intégrisme "maronito-alaouito-chiitique" frelaté !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    08 h 10, le 24 juillet 2012

  • Et ce n'est pas fini, le petit suiviste va encore retourner sa veste. Je lui souhaite bonne chance pour ses futures relations avec le barbu enterré.

    Robert Malek

    07 h 12, le 24 juillet 2012

  • Et dire qu'à un concert de Majida El Roumi en 1992 au Palais des Congrès à Paris, j'ai fait lever toute la salle pour crier votre nom mon GENERAL. Et dire que je vous avez contacté au Sud de la France mon GENERAL pour vous exprimer ma sympathie et l'espoir que vous incarnez à de nombreux Libanais qui voient en vous la seule personne capable de sauver le Liban de la tutelle Syrienne. Et dire qu'en 2005, à votre retour au Liban, j'avais envisagé de rentrer définitivement au pays croyant que vous au pouvoir, le Liban sera enfin un vrai Etat. Mon GENERAL, pourquoi avez vous déçu et trahi le peuple qui croyait en vous? Pourquoi avez vous perdu toutes vos valeurs? Carlos Achkar

    carlos achkar

    04 h 10, le 24 juillet 2012

  • Une fois encore , merci cher Michel , de rappeler des faits historiques .

    Hamed Adel

    03 h 33, le 24 juillet 2012

  • Monsieur Hajji Georgiou, Rudyard Kipling dit : Ne pas laisser son RÊVE être son Maître, penser sans n'être qu'un penseur. Or, l'impossible RÊVE de la " satanée CHAISE "est depuis toujours SON MAÎTRE. Que ne ferait-il encore, s'il pouvait en avoir accès !

    SAKR LEBNAN

    23 h 59, le 23 juillet 2012

  • Dans la trajectoire de son revirement, de son reniement de lui-même, des principes qui l'ont façonné et projeté sur la scène politique du Liban, des fondements mêmes du celui-ci, de l'honneur de "son" armée de 1989, il ne manque plus au général Aoun que d'aller s'agenouiller devant la tombe de "ses bourreaux" en Syrie, comme il l'a fait devant celle de Saint Maron à Brad. Dommage pour lui que la révolution du peuple syrien l'en empêche. Mais pour une fois, M Hajji Georgiou, je ne suis pas d'accord avec vous sur un point. Dans le cas, il ne s'agit pas de "syndrome de Stockholm"; il s'agit du syndrome de Baabda, et tout le monde sait de quel domaine ça relève. Le plus étonnant c'est qu'un certain public soit toujours emporté par ce syndrome. Il s'agit là, hélas, d'un symptome d'une maladie bien grave de ce pays.

    Halim Abou Chacra

    21 h 10, le 23 juillet 2012

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