Sur cette image tirée d'une vidéo YouTube le 22 juillet 2012, des personnes qui appartiendraient à l'Armée syrienne libre (ASL) ainsi qu'un homme se présentant comme étant Houssam Taher Houssam, le célèbre faux témoin dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. AFP /YOUTUBE
Houssam Taher Houssam, le célèbre faux témoin dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri en février 2005, a été arrêté samedi par un groupe de l’Armée syrienne libre, au terme d’une attaque contre le centre des services de renseignements syriens de Mazzé, à Damas. Houssam Houssam aurait négocié sa reddition avec l’opposition syrienne et lui aurait remis un nombre de documents officiels « importants » relatifs aux activités qu’il a menées au Liban. Il a ainsi affirmé qu’il souhaiterait faire des déclarations « fracassantes » sur les activités du régime syrien au Liban. Il aurait ensuite été transféré vers un centre sécuritaire pour subir un interrogatoire. Une vidéo postée hier sur YouTube montrait le faux témoin en compagnie de révolutionnaires syriens. Ces derniers ont affirmé qu’ils étaient entrés en contact avec l’ancien Premier ministre Saad Hariri, lui proposant de lui livrer Houssam Houssam, avec tous ses secrets, selon la chaîne al-Arabiya.
Le 4 janvier 2006, le fils de Georges Haoui, Rafi Madayan, avait exposé des clichés photographiques pris peu après l’attentat qui a coûté la vie à son père le 21 juin 2005, montrant que le faux témoin syrien Houssam Houssam, en chemise rouge, était sur les lieux du crime. « L’opinion publique libanaise et étrangère, et nous-mêmes avons été surpris par la présence du dénommé Houssam Houssam, membre des services de renseignements syriens, sur les lieux de l’assassinat de Georges Haoui à Wata Mousseitbé, le jour de l’attentat, le 21 juin 2005, avait déclaré M. Madayan. (...) Cela nous incite à nous poser des questions sur le rôle des SR syriens dans l’attentat. »
Houssam Houssam était également présent sur le lieu où le convoi de Rafic Hariri avait explosé le 14 février 2005, selon des éléments de l’enquête.


C'est comme les «secrets de famille», il vaut mieux connaître la vérité que de traîner avec soi (ses enfants et petits-enfants) des non-dits qui gâcheront une vie, des vies... Aussi déplaisante soit-elle, la vérité du passé libanais (et du présent!) doit être révélée.
14 h 38, le 23 juillet 2012