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Dernières Infos - Syrie

L'ambassadeur russe à Paris évoque à nouveau un départ négocié d'Assad

L'ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, a jugé dimanche "difficile d'imaginer" que le président syrien Bachar el-Assad puisse rester au pouvoir, estimant qu'il faudrait organiser son départ "d'une façon civilisée", comme on l'a fait lors de la transition au Yémen.

"C'est vrai qu'il est difficile d'imaginer qu'il va rester. Il va partir, et je crois qu'il le comprend lui-même, mais il faudrait organiser cela d'une façon civilisée, comme on l'a fait au Yémen par exemple", déclare M. Orlov dans un entretien au journal Le Parisien.

"Contrairement à la Libye où (Mouammar) Kadhafi était un homme seul, en Syrie il existe un régime baasiste qui existe depuis des décennies. Avec ou sans Assad, ce régime va tenir", estime-t-il.

L'ambassadeur, qui avait déjà évoqué la possibilité d'un départ négocié dans de précentes interviews, réaffirme cependant aussi la position de la Russie qui a toujours estimé jusqu'ici que le sort de Bachar el-Assad ne pouvait être décidé que par le peuple syrien, sans ingérence étrangère, au contraire des Occidentaux qui appellent à son départ.

"C'est le peuple syrien qui doit décider de son avenir", répète-t-il, en affirmant qu'il y a "une opposition intérieure prête à négocier avec le président actuel".

"Le fait que le communiqué final de (la réunion de) Genève du 30 juin ait été accepté par Bachar el-Assad, qui a déjà désigné son représentant pour les futures négociations avec les opposants, montre qu'en son for intérieur, le président accepte l'idée qu'il pourrait partir", a-t-il estimé.

Jeudi, Moscou et Pékin ont apposé pour la troisième fois leur veto aux tentatives de l'ONU pour faire pression par la menace de sanctions sur le régime du président Assad depuis le début du conflit en Syrie il y a 16 mois.

 

L'ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, a jugé dimanche "difficile d'imaginer" que le président syrien Bachar el-Assad puisse rester au pouvoir, estimant qu'il faudrait organiser son départ "d'une façon civilisée", comme on l'a fait lors de la transition au Yémen.
"C'est vrai qu'il est difficile d'imaginer qu'il va rester. Il va partir, et je crois qu'il le comprend lui-même, mais il faudrait organiser cela d'une façon civilisée, comme on l'a fait au Yémen par exemple", déclare M. Orlov dans un entretien au journal Le Parisien.
"Contrairement à la Libye où (Mouammar) Kadhafi était un homme seul, en Syrie il existe un régime baasiste qui existe depuis des décennies. Avec ou sans Assad, ce régime va tenir", estime-t-il.
L'ambassadeur, qui avait déjà évoqué la possibilité d'un départ négocié dans de...