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À La Une - Sécurité

Attentat Harb : un membre du Hezbollah recherché par la police

Les premiers éléments de l’enquête destinée à identifier le groupe ayant tenté de piéger l’ascenseur de l’immeuble où se trouve le bureau de Boutros Harb, avenue Sami Solh, semblent se porter sur le Hezbollah. Un membre de ce parti, Mahmoud Hayek, est en effet recherché par la police, qui désire comparer ses traits à ceux d’un homme filmé par une caméra de surveillance, et ses empreintes digitales et ADN à des données recueillies sur les lieux de l’attentat avorté.
Selon une source de sécurité citée par la télévision LBC, les policiers qui se sont présentés au village de Mahmoud Hayek, Adchit, ont été reçus par son épouse qui les a informés que son mari était absent. Ultérieurement, cette dernière devait informer les enquêteurs que toute demande d’interrogatoire touchant son mari doit passer par la commission de sécurité du Hezbollah.
Interrogé sur ce point précis par le site nowlebanon, le Hezbollah a refusé de commenter la nouvelle.
Pour sa part, le député a confirmé pour L’Orient-Le Jour la nouvelle, affirmant qu’il la tenait d’une source judiciaire. Il a également affirmé à la MTV, en se référant à des propos tenus par l’épouse de Mahmoud Hayek, mais non rapportés par la presse, qu’il ignorait, à ce jour, l’existence d’une « commission conjointe » entre l’armée et le Hezbollah.

Les données IMZI
Cependant, M. Harb n’a pas lancé d’accusations, insistant uniquement sur la nécessité que l’enquête aille jusqu’au bout. Mais en même temps, il se montre réaliste à ce sujet et avance, pour justifier ses doutes, l’obstination du gouvernement à refuser d’accorder aux enquêteurs l’accès aux données IMZI, autrement dit aux traces des échanges téléphoniques ayant accompagné l’exécution de l’attentat manqué.
Le gouvernement, rappelle-t-on, a chargé une commission judiciaire de juger de l’opportunité de l’octroi de ces données à la police. Mais invoquant la loi 140 sur la confidentialité des contacts téléphoniques, cette commission refuse de fournir les données en question.
Selon M. Harb, toutefois, la loi 140 porte uniquement sur le contenu des conversations téléphoniques échangées, et non sur le mouvement, l’empreinte ou encore la trace des contacts.
« Pour intercepter une conversation, dit-il en substance, il est évident qu’une autorisation est nécessaire. Mais la loi 140 ne dit rien du mouvement des contacts, et il est notoire que dans tous les pays démocratiques occidentaux, ces données relèvent d’une décision administrative et non judiciaire, et sont transmises facilement. »
Mais M. Harb se montre tout à fait sceptique sur les dispositions de la commission judiciaire et déplore le fait que le carriérisme et les allégeances politiques minent l’appareil judiciaire.
Par ailleurs, M. Harb déplore le fait que la tension politique ait atteint au Liban un point tel que nul, parmi ses principaux adversaires politiques, n’ait pris la peine de le féliciter d’avoir échappé à la mort, des marques de civilité ordinaires qui se seraient manifestées, même en cas d’accident. « Pour moi, un minimum social doit être respecté. Ils n’ont même pas eu ce geste. Probablement qu’ils ne croient à l’attentat que s’il est consommé », a-t-il dit.
Les premiers éléments de l’enquête destinée à identifier le groupe ayant tenté de piéger l’ascenseur de l’immeuble où se trouve le bureau de Boutros Harb, avenue Sami Solh, semblent se porter sur le Hezbollah. Un membre de ce parti, Mahmoud Hayek, est en effet recherché par la police, qui désire comparer ses traits à ceux d’un homme filmé par une caméra de surveillance, et ses empreintes digitales et ADN à des données recueillies sur les lieux de l’attentat avorté.Selon une source de sécurité citée par la télévision LBC, les policiers qui se sont présentés au village de Mahmoud Hayek, Adchit, ont été reçus par son épouse qui les a informés que son mari était absent. Ultérieurement, cette dernière devait informer les enquêteurs que toute demande d’interrogatoire touchant son mari doit passer par...
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