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Économie - Finances

Bifani prévoit un débat houleux au Parlement sur le projet de budget

Le directeur général du ministère des Finances, Alain Bifani, a affirmé hier que « le projet du budget 2012 dans sa mouture actuelle contient des points positifs et négatifs ». Selon lui, les Libanais devraient se réjouir car c’est le premier projet de budget approuvé depuis plus de sept ans. « Cependant, il est encore loin d’être parfait et comporte beaucoup de zones d’ombre », a souligné M. Bifani. Il a dit s’attendre à « un débat houleux au Parlement qui doit se prononcer sur l’adoption du budget, sans clôture de compte ». Rappelons que selon l’article 87 de la Constitution, aucun nouveau budget ne devrait être adopté par le Parlement avant que tous les comptes du gouvernement de l’année précédente n’aient été passés au peigne fin et déclarés « sains » par la Cour des comptes. « Cela fait des années que l’examen des comptes annuels du gouvernement se fait de façon hâtive et non sérieuse », a-t-il regretté. M. Bifani a expliqué que l’approbation du budget pouvait avoir lieu sans clôture de compte, mais que sa publication dans le Journal officiel était alors impossible. « La situation risque d’être compliquée car nous sommes toujours noyés dans la clôture de comptes qui datent de 1993 », a-t-il prévenu.

Pour un autre modèle de taxation
Parmi les autres aspects négatifs que M. Bifani a regretté ne pas voir inclus dans la dernière mouture du budget, figure la nouvelle grille des salaires. « Le Parlement avait sans doute besoin de plus de temps et a pris cette décision à la hâte. » Il a également fait référence à de nombreuses taxes dont il avait été question de mettre en place et qui ont finalement été supprimées, comme l’augmentation de la TVA de 2 points et celle de l’impôt sur les intérêts de 5 à 7 %.
« Le modèle fiscal libanais est basé sur les impôts sur la consommation. C’est un choix de société qui n’est pas tenable à long terme », a affirmé M. Bifani, qui s’est prononcé pour la diversification des sources de taxations et la mise en place d’impôts sur le revenu et sur la fortune.
Le directeur général du ministère des Finances, Alain Bifani, a affirmé hier que « le projet du budget 2012 dans sa mouture actuelle contient des points positifs et négatifs ». Selon lui, les Libanais devraient se réjouir car c’est le premier projet de budget approuvé depuis plus de sept ans. « Cependant, il est encore loin d’être parfait et comporte beaucoup de zones d’ombre », a souligné M. Bifani. Il a dit s’attendre à « un débat houleux au Parlement qui doit se prononcer sur l’adoption du budget, sans clôture de compte ». Rappelons que selon l’article 87 de la Constitution, aucun nouveau budget ne devrait être adopté par le Parlement avant que tous les comptes du gouvernement de l’année précédente n’aient été passés au peigne fin et déclarés « sains » par la Cour des comptes....
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