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Campus

Une jeune étudiante du pays du Cèdre brille à l’étranger

Récipiendaire d’une bourse d’excellence de l’AEFE en 2007, Léa Ghanem a été classée major de la promotion 2012 à l’École centrale de Lyon parmi 350 étudiants.

Léa Ghanem.

C’est en 2007 que Léa, 23 ans aujourd’hui, décroche une bourse d’excellence de l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE) suite à ses résultats au baccalauréat français série scientifique, obtenu avec la mention très bien, alors qu’elle était élève en classe terminale au Lycée français de Naher Ibrahim. «Ce qui m’a permis de réaliser mon rêve de partir étudier en France», raconte la jeune étudiante qui réussit ses classes préparatoires au Lycée Saint-Louis à Paris en deux ans, ce qui lui vaut le renouvellement de la bourse pour trois ans supplémentaires et son admission à l’École centrale de Lyon.
«Ma plus grande fierté aujourd’hui est ma réussite académique à l’École centrale de Lyon et mon implication dans la vie associative », poursuit Léa, qui est également secrétaire générale du conseil d’administration de Centrale Conseil, la Junior entreprise de l’École centrale de Lyon, «une association qui compte, maintenant, parmi les 30 meilleures en France dans son domaine». Elle est aussi directrice des finances et de la communication d’un projet de construction d’un véhicule hybride de compétition, membre de l’équipe féminine de basket et entraîneuse de la 3e équipe masculine en 2e année. Léa justifie ses horaires chargés par sa «nature qui me porte à m’impliquer dans beaucoup d’activités et par l’enthousiasme que je ressens à travailler en équipe sur un projet concret». «Les amitiés qui se tissent à travers ces expériences sont souvent très fortes», souligne-t-elle.
Aller toujours de l’avant
Léa effectue son année de spécialisation en échange à l’Université polytechnique de Valence, en Espagne, en gestion et direction de projets d’ingénierie industrielle. Ambitieuse et déterminée, elle souhaiterait diriger sa carrière professionnelle vers la production ou la logistique, «dans une optique d’amélioration continue des processus et de gestion des coûts. Ma devise étant qu’il n’existe rien de constant si ce n’est le changement (Bouddha). Toute entreprise doit être en perpétuelle amélioration pour aller de l’avant et garder sa place sur le marché mondial».
Lorsqu’on lui demande si le Liban lui manque, elle répond par l’affirmative. «Mais je regrette la situation instable du pays et sa mauvaise image à l’international, déplore-t-elle. J’espère pouvoir revenir au Liban un jour et participer à son développement. Mon pays m’a tant offert et j’aimerais pouvoir lui en rendre une partie.» Léa conclut sur une note d’espoir : « J’espère que la situation au Liban s’améliorera, que les cerveaux libanais à l’étranger se tourneront à nouveau vers leur pays et que ce pays que j’aime connaîtra un essor sans précédent pour se faire connaître dans le monde entier.»

Myrna KHOURY-RAPHAËL
C’est en 2007 que Léa, 23 ans aujourd’hui, décroche une bourse d’excellence de l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE) suite à ses résultats au baccalauréat français série scientifique, obtenu avec la mention très bien, alors qu’elle était élève en classe terminale au Lycée français de Naher Ibrahim. «Ce qui m’a permis de réaliser mon rêve de partir étudier en France», raconte la jeune étudiante qui réussit ses classes préparatoires au Lycée Saint-Louis à Paris en deux ans, ce qui lui vaut le renouvellement de la bourse pour trois ans supplémentaires et son admission à l’École centrale de Lyon. «Ma plus grande fierté aujourd’hui est ma réussite académique à l’École centrale de Lyon et mon implication dans la vie associative », poursuit Léa, qui est...
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