Le président Sleiman a évoqué avec le leader des Kataëb le dossier du dialogue. Photo Dalati et Nohra
Dans son communiqué, dont l’ancien Premier ministre Fouad Siniora a donné lecture, le 14 Mars a d’abord souligné « l’état de chaos et la faiblesse effarante du prestige de l’État face aux tentatives d’assassinat et aux menaces permanentes à l’encontre des personnalités du 14 Mars, ainsi que face aux atteintes répétées à la souveraineté libanaise de la part de l’armée du régime syrien, aux blocages de routes, aux sit-in sur les voies publiques, à la diffusion volontaire du chaos et à l’occupation des institutions publiques – voire plus que cela même, en l’occurrence, la participation de parties au gouvernement dans plusieurs des aspects de la diffusion du chaos dans le pays ».
« Tout cela se produit à l’ombre de l’incapacité du gouvernement, ou plutôt de son refus prémédité à assumer ses devoirs – jusqu’au stade de la complicité parfois », ajoute le 14 Mars dans son communiqué.
Abordant ensuite la question du dialogue national, le 14 Mars a souligné qu’il avait participé à ce dernier « sur base d’une initiative de salut proposée conjointement au président de la République ». Au sujet des dernières positions des leaders du Hezbollah concernant leur refus de discuter le sort de leurs armes, le 14 Mars a estimé que cela « constitue un torpillage du dialogue et une volonté de barrer la voie à toute tentative de trouver une solution sérieuse aux armes illégales en faveur du monopole de la violence légitime aux mains des institutions militaires et sécuritaires légales de l’État libanais ».
« Depuis la première séance de dialogue, des développements sécuritaires dangereux se sont produits, notamment la tentative d’assassinat de Boutros Harb, qui fait suite à celle perpétrée contre Samir Geagea. Des préparatifs en cours pour cibler des leaders du 14 Mars, parmi lesquels le député Samy Gemayel et d’autres, ont également été découverts. Le tout dans le cadre d’un environnement sécuritaire rendu propice par la décision du gouvernement de ne pas remettre aux services de sécurité et aux autorités judiciaires l’ensemble de la circulation des données téléphoniques – sans leur contenu », note le 14 Mars.
Les participants ont également stigmatisé « le refus par certaines parties politiques présentes au gouvernement de permettre l’interrogatoire de suspects dans la tentative d’attentat de Boutros Harb, quand bien même leur identité et leur lieu de résidence sont connus ».
« Face à tous ces éléments, les participants estiment que le maintien de l’instance de dialogue national et la participation des forces du 14 Mars nécessite :
1) que l’ensemble du mouvement des données téléphoniques, notamment l’IMSI, soit remis aux services de sécurité concernés, et que soit levée la couverture politique et partisane accordée à ceux qui sont recherchés par la justice ;
2) que le gouvernement libanais assume la responsabilité de la sécurité des personnalités menacées au sein du camp du 14 Mars et qu’une protection immédiate et sérieuse leur soit assurée ;
3) que la Constitution, qui stipule que l’État est la seule autorité de référence, qu’il dispose du monopole de la violence légitime et du monopole de la défense du Liban, et qu’il doit établir sa souveraineté sur l’ensemble du territoire, soit respectée », a souligné le 14 Mars.
« En conclusion, les forces du 14 Mars annoncent la suspension de leur participation à la prochaine séance du dialogue jusqu’à ce que les nécessités évoquées ci-dessus soient assurées », conclut le communiqué.
Il convient par ailleurs de préciser qu’une délégation du 14 Mars s’était rendue dans la journée à Baabda pour évoquer plusieurs questions, notamment le dialogue, la loi électorale et le vote des émigrés. Le président Amine Gemayel a également été reçu par le chef de l’État, avec lequel il a évoqué spécifiquement la question de la conférence du dialogue. M. Gemayel a indiqué dans le cadre d’un entretien à la radio, à la suite de la réunion, que les positions exprimées ces derniers jours par le député Mohammad Raad avaient « suscité des questions fondamentales et reposé l’ensemble de la problématique de l’existence de la table de dialogue ». « D’autant qu’aucune position n’est, depuis, venue infirmer ses propos », a-t-il ajouté.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
On peut être tenté de dénoncer le boycott...la chaise vide,c'est pas mon truc...mais en même temps,si c'est pour entendre les mêmes menaces,mille fois répetées,et avoir interdiction d'aborder les sujets sensibles...est ce bien utile?!
12 h 04, le 20 juillet 2012