Incorrigible, Adnane Mansour. Il n’en rate pas une. Dans le cadre d’un entretien accordé hier à la Future News, le Talleyrand local – pardon, Charles Maurice, ne vous retournez pas dans votre tombe, l’offense était involontaire – a estimé que les violations syriennes de la souveraineté libanaise sont « des opérations sur le terrain ». Un moyen pudique de qualifier les victimes de « dommages collatéraux », sans doute.
Quel sens de la formule ! Quel petit génie de la diplomatie !
Et de préciser : « L’infiltration syrienne en terre libanaise visait à poursuivre des personnes armées qui ont fui à l’intérieur du territoire libanais. Cette infiltration a involontairement causé des victimes. Mais ce n’est pas une agression. » Brillant.
Il est vrai que le concept de la souveraineté territoriale est probablement trop obsolète pour un esprit aussi sophistiqué et moderne que celui de Mansour. Oublions donc la philosophie politique et le droit international public. Le Traité de fraternité et de coopération avec Damas fait autorité. Il le faut bien : réciter par cœur cette grande charte – ainsi probablement que la Lettre ouverte aux opprimés – constitue depuis si longtemps le piédestal pour atteindre le palais Bustros...
Mais il y a encore mieux. Car le diplomate en chef ajoute, bravache, matamore : « Si ce qui se produit aux frontières constituait des agressions, j’aurais convoqué l’ambassadeur syrien. »
Oui, certes.
Une petite question, cependant, pour les pauvres petits esprits obtus que nous sommes, imbus de la vieille hiérarchie rigide et archaïque : depuis quand un subalterne peut-il convoquer son supérieur ?
Quel sens de la formule ! Quel petit génie de la diplomatie !
Et de préciser : « L’infiltration syrienne en terre libanaise visait à poursuivre des personnes armées qui ont fui à l’intérieur du territoire libanais. Cette infiltration a involontairement causé des victimes. Mais ce n’est pas une agression. » Brillant.
Il est vrai que le concept de la souveraineté territoriale est...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
J'embrasse et j'enlace la T.V. quand il parle pour ne pas perdre un traître mot de ce qu'il dit. Je ne sais pas pourquoi je ris...
11 h 42, le 17 juillet 2012