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Liban - Citoyen Grognon

La loi des bulldozers

Depuis des années déjà, on promet au citoyen un réseau routier ultramoderne. Depuis des années déjà, il attend vainement, le citoyen, que cette promesse se réalise. Il assiste alors, impuissant, aux interminables chantiers routiers qui défigurent la capitale, à l’édification de ponts et de tunnels qui s’invitent à l’intérieur même des quartiers d’habitation, séparant les voisins de toujours, menaçant la légendaire convivialité libanaise.
Comble de l’aberration, une fois terminés, ces chantiers n’auront absolument rien résolu, surtout pas le problème des embouteillages. Les secteurs de Bourj Hammoud, de l’Hôtel-Dieu, de Nahr et du Musée en sont la preuve criante. Assourdissante, même cette preuve, tellement est palpable l’énervement des automobilistes bloqués dans le trafic, klaxons à l’appui. Tellement est désolante la vue plongeante qu’ont les habitants... sur des ponts ou même des murs.
C’est au tour du secteur Hazmieh-Baabda-Jamhour-Mar Takla d’être la proie des bulldozers. Le chantier n’en finit pas. Il dure depuis des années. La poussière est suffocante. Le bruit insupportable. Les embouteillages monstrueux. Les automobilistes excédés. Les habitants fatigués, surtout ceux qui ne peuvent rentrer chez eux qu’à pied, contraints d’enjamber gravats et monticules de sable, au risque de se briser les os. Sans parler des commerçants, dont le chiffre d’affaires dégringole, chaque jour un peu plus.
Pas une journée ne se déroule sans accident ici ou là, sans panne de voiture en surchauffe, sans que des dizaines, voire des centaines d’automobilistes perdent leurs nerfs dans les dédales des routes intérieures. Pas un jour ne passe sans qu’un piéton perde l’équilibre sur ces routes impraticables, parsemées de trous.
Le citoyen aurait pris son mal en patience, si les choses avançaient dans les normes. Mais non, comme il se doit au pays du Cèdre, une fois une artère asphaltée, les entrepreneurs se ruent de nouveau sur l’asphalte encore fraîche, ou jettent leur dévolu sur un autre tronçon.
Pour recasser, recreuser, recouper les routes, et dévier la circulation, une fois de plus, une fois de trop. Au grand dam des citoyens qui avaient retrouvé le sourire, l’espace d’une ou deux journées.
Depuis des années déjà, on promet au citoyen un réseau routier ultramoderne. Depuis des années déjà, il attend vainement, le citoyen, que cette promesse se réalise. Il assiste alors, impuissant, aux interminables chantiers routiers qui défigurent la capitale, à l’édification de ponts et de tunnels qui s’invitent à l’intérieur même des quartiers d’habitation, séparant les voisins de toujours, menaçant la légendaire convivialité libanaise.Comble de l’aberration, une fois terminés, ces chantiers n’auront absolument rien résolu, surtout pas le problème des embouteillages. Les secteurs de Bourj Hammoud, de l’Hôtel-Dieu, de Nahr et du Musée en sont la preuve criante. Assourdissante, même cette preuve, tellement est palpable l’énervement des automobilistes bloqués dans le trafic, klaxons à l’appui....
commentaires (5)

Personnellement, soit dit en passant, je serais bien heureux de posséder une voiture de moins de 10 ans, comme je serais heureux d'avoir une connexion internet à haut débit et un peu plus de 4h d'électricité sur 24! Ceci dit, j'avoue ne pas comprendre pourquoi, sur la route Beyrouth-Bekaa, on trouve une dizaine de chantiers ouverts et seulement un ou deux en activité. Pourquoi ne pas attendre d'avoir terminé un chantier avant d'en ouvrir un autre? Pourquoi aussi ne pas asphalter les déviations provisoires au lieu d'obliger les véhicules à rouler en terrain de labour? Les amis libanais auxquels je fais ces remarques me répondent invariablement: "Tu es au Liban!" C'est donc cette image que l'on veut donner de ce pays?

Yves Prevost

11 h 28, le 14 juillet 2012

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Commentaires (5)

  • Personnellement, soit dit en passant, je serais bien heureux de posséder une voiture de moins de 10 ans, comme je serais heureux d'avoir une connexion internet à haut débit et un peu plus de 4h d'électricité sur 24! Ceci dit, j'avoue ne pas comprendre pourquoi, sur la route Beyrouth-Bekaa, on trouve une dizaine de chantiers ouverts et seulement un ou deux en activité. Pourquoi ne pas attendre d'avoir terminé un chantier avant d'en ouvrir un autre? Pourquoi aussi ne pas asphalter les déviations provisoires au lieu d'obliger les véhicules à rouler en terrain de labour? Les amis libanais auxquels je fais ces remarques me répondent invariablement: "Tu es au Liban!" C'est donc cette image que l'on veut donner de ce pays?

    Yves Prevost

    11 h 28, le 14 juillet 2012

  • L'Avocat du Diable : Ne parlez point de bulldozers. Nous, les billdozers nous les employons pour ouvrir des routes dans le Sud et nous préparer pour passer à l'autre côté des frontières, pour une nouvelle Victoire Divine. WIZ B3ANKON ! Vous allez voir. Tandis que vous les bulldozers vous les employez pour remplir vos poches de bulls...dozens... billets... dozens. Notre Généralissime , HAFAZAHOU ALLAH LANA ! et FUTUR BATRIYARK d'ORIENT et d'OCCIDENT, INCHALLAH... ! Moutou ! Moutou ! va vous faire voir des couleurs de bulldozers dans vos rêves sionoyanky. LAKAN, gâce à Dieu que nous avons le Généralissime qui a tenu tête dans les plus grandes batailles. Il a osé levé la voix contre Hafez El Assad ! Qui de vous a osé levé la voix contre Netanyahu ? Eh, QUI ? Votre docteur n'est même pas un prêtre ! Notre Généralissime est un BATRIARKE ! Allez, repentez-vous et devenez Huit Marsiens, de MARS comme nous, et tout ira bien dans le Pays. Yalla !

    SAKR LEBNAN

    09 h 49, le 14 juillet 2012

  • Si les voitures de plus de 10 ans d'age etaient bannies au Luiban, la moitie des Libanais se trouveraient sans transport. L'idee est bonne mais serait plus realiste si nous avions des moyens de transports en communs decents et atteignant toutes les regions du pays. Et si nous avions des revenus plus eleves nous permettant de changer plus frequemment de voitures, et si nous avions des systemes sociaux qui pourraient un peu soulager le citoyen afin qu'il puisse se permettre des voitures plus neuves, et si ceci et si cela... Tout le monde ne peut pas se permettre de changer de voiture tous les 10 ans, au contraire souvent on achete des voitures usagees vieilles de 7 ou 8 ans par exemple, et plus.

    Fady Challita

    08 h 45, le 14 juillet 2012

  • Les voitures plus de dix ans , doivent strictement être interdites de la circulation .. Mais qui pourra appliquer la loi dans un pays ou la loi de la jungle reste la plus forte ?? Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    04 h 46, le 14 juillet 2012

  • Faut voir la rue Badaro.....

    Tzebaras Georges

    00 h 51, le 14 juillet 2012

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