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Économie - Liban - Conjoncture

Malgré l’instabilité, Standard Chartered relève des indicateurs positifs

Selon la banque Standard Chartered, l’économie libanaise devrait connaître une croissance conséquente autour de 3,5 % en dépit des événements régionaux. De son côté, HSBC a indiqué qu’il était peu probable que le ralentissement économique ne sape la capacité du Liban à assurer le service de sa dette et à maintenir la stabilité de sa monnaie, à condition qu’il n’y ait pas de fuite de capitaux du pays vers l’étranger.
Selon le rapport de la banque Standard Chartered sur la région MENA (Moyen-Orient-Afrique du Nord ), l’économie libanaise devrait connaître une croissance conséquente autour de 3,5 % en dépit des événements régionaux. « Cependant, un ralentissement de l’activité économique reste possible dans les prochains trimestres », a nuancé Standard Chartered.
En effet, selon la banque, la plupart des données publiées à ce jour s’avèrent positives. Les ventes de voitures ont ainsi augmenté de 12 % au cours des quatre premiers mois de l’année 2012 en glissement annuel alors que la vente totale des véhicules a enregistré une augmentation de 32 %. Depuis mai, le transport maritime a de son côté affiché une hausse de 8,4 % au niveau des échanges de marchandises en volume et de 5,3 % en nombre de conteneurs. Les chiffres de l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth montrent également une augmentation du nombre de passagers entrants au Liban de 14,6 % en glissement annuel sur les cinq premiers mois de l’année. Concernant l’activité de fret aérien, les marchandises ont augmenté de 9,1 %.
Pour le secteur bancaire, Standard Chartered a insisté sur la corrélation entre les crédits et les dépôts bancaires, et sur le lien entre le crédit et l’activité économique. En effet, les dépôts dans le secteur privé ont augmenté de 2,6 % entre la fin de l’année 2011 et la fin du mois d’avril 2012, et de 8 % depuis la fin du mois d’avril 2011. La hausse plus importante des dépôts en livres par rapport aux dépôts en devises a entraîné une diminution du taux de dollarisation à 65,1 % en avril 2012. En parallèle, les banques ont étendu leur offre de prêts afin d’atteindre 2,2 millions de dollars ou 5,8 % en plus qu’en fin 2011.
Pour Standard Chartered, tant que les banques conservent un niveau important de liquidités et des dépôts attractifs, leur capacité à maîtriser la dette souveraine et à supporter le marché des eurobonds sera à la hauteur. En conséquent, Standard Chartered a maintenu une perspective de crédit stable au Liban.

HSBC : « Le ralentissement économique n’affectera pas la stabilité monétaire »
De son côté, la banque HSBC a légèrement révisé ses prévisions de croissance pour le Liban à la baisse, prévoyant un PIB réel de 2,3 % en 2012 contre une estimation initiale de 2,4 % et un taux de 3,7 % pour la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA). Ces prévisions de croissance feraient ainsi de l’économie libanaise la troisième économie la plus lente parmi 14 pays de la région MENA, après la Jordanie (2,1 %) et l’Égypte (1,8 %). Selon HSBC, citée par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, « le conflit syrien entraîne de lourds dommages économiques pour le Liban ». La banque a ajouté que l’instabilité politique combinée aux risques sécuritaires et les appels des pays du Golfe à éviter le Liban pour leurs vacances entraîneraient de graves conséquences sur les secteurs de la construction et du tourisme, affectant ainsi directement la croissance économique. Cependant, HSBC a précisé qu’il était peu probable que cela sape la capacité du Liban à assurer le service de sa dette et à maintenir la stabilité de sa monnaie, à condition qu’il n’y ait pas de fuite de capitaux du pays vers l’étranger. Par ailleurs, la banque a estimé que le déficit budgétaire demeurerait stable à 5,9 % du PIB en 2012, cela s’expliquant selon elle principalement par une chute des prix pétroliers durant le dernier trimestre de l’année. En parallèle, HSBC a prévu que la consommation des ménages augmenterait de 3 % en 2012 contre un taux de 2,7 % en 2011, un chiffre qui ferait de la croissance de la consommation libanaise la huitième plus élevée de la région, à égalité avec le Maroc et la Tunisie. Concernant l’épargne, HSBC à prévu un ratio brut à 9,7 % du PIB cette année. Si le chiffre est en hausse, il n’en demeure pas moins le ratio le plus bas de la région contre un taux de 20 % du PIB pour les pays non producteurs de pétrole. La banque a en outre prévu que le total des investissements au Liban diminuerait de 1 % en 2012, contre une contraction de 2 % en 2011. De plus, HSBC a estimé que les réserves de la Banque du Liban (BDL) seraient équivalentes à 15,1 mois d’importations en 2012, soit une baisse légère par rapport aux 15,3 mois d’importations enregistrées en 2011.
Selon le rapport de la banque Standard Chartered sur la région MENA (Moyen-Orient-Afrique du Nord ), l’économie libanaise devrait connaître une croissance conséquente autour de 3,5 % en dépit des événements régionaux. « Cependant, un ralentissement de l’activité économique reste possible dans les prochains trimestres », a nuancé Standard Chartered.En effet, selon la banque, la plupart des données publiées à ce jour s’avèrent positives. Les ventes de voitures ont ainsi augmenté de 12 % au cours des quatre premiers mois de l’année 2012 en glissement annuel alors que la vente totale des véhicules a enregistré une augmentation de 32 %. Depuis mai, le transport maritime a de son côté affiché une hausse de 8,4 % au niveau des échanges de marchandises en volume et de 5,3 % en nombre de conteneurs. Les...
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