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Treimsa: le Conseil de sécurité doit "prendre ses responsabilités" (Paris)

La France a estimé vendredi que le massacre de Treimsa en Syrie, s'il est confirmé, manifeste "une fuite en avant meurtrière du régime" et a de nouveau appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à "prendre ses responsabilités".

"Ce drame illustre à quel point le premier pas vers la cessation des violences incombe au gouvernement syrien", a déclaré lors d'un point de presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé en Grande-Bretagne, des troupes gouvernementales ont bombardé jeudi la localité de Treimsa (centre du pays) en utilisant des chars et des hélicoptères, faisant plus de 150 morts, pour la plupart des rebelles.

Les autorités syriennes, de leur côté, ont fait porter la responsabilité du massacre aux "groupes terroristes", ainsi qu'aux "médias assoiffés de sang".

"Une fermeté renforcée doit désormais passer par une menace de sanctions du Conseil de sécurité (...). Le moment est venu pour chacun de prendre ses responsabilités, la France prend les siennes", a déclaré Bernard Valero, s'adressant implicitement à la Chine et la Russie qui bloquent jusqu'à présent toute action résolue de l'ONU sur la Syrie.

La Russie a rejeté jeudi un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU présenté par les Occidentaux et prévoyant de sanctionner le gouvernement syrien s'il ne cesse pas ses attaques à l'arme lourde contre l'opposition.

Les Occidentaux veulent que ce texte soit adopté sous le chapitre VII de la charte de l'ONU, qui permet des mesures coercitives comme les sanctions économiques et diplomatiques et aussi, en théorie, le recours à la force.

La France a par ailleurs salué vendredi le "geste courageux" de l'ambassadeur de Syrie en Irak, Nawaf Farès, qui a fait défection mercredi.
La France a estimé vendredi que le massacre de Treimsa en Syrie, s'il est confirmé, manifeste "une fuite en avant meurtrière du régime" et a de nouveau appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à "prendre ses responsabilités"."Ce drame illustre à quel point le premier pas vers la cessation des violences incombe au gouvernement syrien", a déclaré lors d'un point de presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé en Grande-Bretagne, des troupes gouvernementales ont bombardé jeudi la localité de Treimsa (centre du pays) en utilisant des chars et des hélicoptères, faisant plus de 150 morts, pour la plupart des rebelles.Les autorités syriennes, de leur côté, ont fait porter la responsabilité du massacre aux "groupes terroristes",...