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À La Une - Liban

Encore un cambriolage de banque, à Achrafieh cette fois...

La banque Fénicia est la quatrième en quelques semaines à être victime d’un hold-up.
Ce n’est plus un mois sécuritaire. C’est devenu la « quinzaine du blanc ». Ridiculisé le soir même de son annonce par le ministre de l’Intérieur, par une guérilla urbaine aux pneus enflammés, le plan de sécurité du ministère de l’Intérieur est en train d’être pulvérisé en ce moment par une succession de cambriolages armés de banques que rien ne semble pouvoir arrêter.
Une succursale de la banque Fénicia (ex-Banque du Liban et du Koweït) située à Sassine (Achrafieh) a été attaquée hier par deux bandits revêtus de casques et armés de pistolets. Alors que l’un d’eux tenait la clientèle en respect, l’autre a pointé son arme en direction du caissier et s’est fait remettre les fonds dont il disposait, environ 50 000 dollars et 50 millions de livres libanaises. Les deux hommes sont ensuite sortis à reculons des locaux de la banque et enfourchant une moto qu’ils avaient arrêtée près de l’établissement de crédit ont pris la fuite en direction de Karm el-Zeitoun.
L’attaque de la banque survient au lendemain d’un hold-up similaire qui s’est produit à Choueifate, le deuxième d’une série qui avait commencé par l’attaque d’une banque à Dbayé, puis à Kfarchima.
Excédée par ces cambriolages qui semblent être devenus hebdomadaires – et peut-être quotidiens –, l’Association des banques du Liban a publié hier un communiqué condamnant « la grandissante vague de criminalité qui déferle sur le pays ». L’association a attribué ces attaques à « une bande organisée qui profite de l’impuissance ou de la négligence de l’État en ses divers ministères et services ». Elle a déploré en outre « l’échec permanent à en arrêter les auteurs ».
Dans certains cercles, on soupçonne même ces attaques répétées de faire partie d’une stratégie d’affaiblissement du secteur bancaire libanais.

Plus de vigilance
Le communiqué de l’Association des banques ajoute : « Nous élevons très haut la voix pour réclamer du pouvoir exécutif, et des services de sécurité en particulier, d’agir avec sérieux et efficacité face à cette vague de cambriolages et d’attaques, en défendant avec vigilance la sécurité du pays et celle des établissements bancaires et économiques en particulier. »
Et d’ajouter : « Il faut faire face, et avec force, à ce relâchement de la sécurité, qui peut finir par gravement porter atteinte au prestige de l’État libanais et à sa réputation à l’étranger; ce relâchement peut aussi affecter la stabilité sociale et économique du pays, et aggraver le malaise provenant des fortes tensions politiques et du ralentissement du mouvement touristique et économique. »
L’Association exhorte en conclusion l’appareil judiciaire de « juger rapidement les auteurs de pareilles attaques, qui sont sous les verrous, et de les sanctionner sévèrement, pour effacer le sentiment d’impunité qu’ils pourraient ressentir et pour répondre aux aspirations d’une population assoiffée de justice et aspirant à un État de droit ».
Il n’est pas impossible que les réticences dont fait preuve le ministre des Télécoms à livrer les données informatiques relatives au système de communications ne créent un climat favorable à la recrudescence de la criminalité et au sentiment d’impunité dont semblent jouir les mafias qui régentent certains quartiers urbains, estiment les observateurs.
Ce n’est plus un mois sécuritaire. C’est devenu la « quinzaine du blanc ». Ridiculisé le soir même de son annonce par le ministre de l’Intérieur, par une guérilla urbaine aux pneus enflammés, le plan de sécurité du ministère de l’Intérieur est en train d’être pulvérisé en ce moment par une succession de cambriolages armés de banques que rien ne semble pouvoir arrêter. Une succursale de la banque Fénicia (ex-Banque du Liban et du Koweït) située à Sassine (Achrafieh) a été attaquée hier par deux bandits revêtus de casques et armés de pistolets. Alors que l’un d’eux tenait la clientèle en respect, l’autre a pointé son arme en direction du caissier et s’est fait remettre les fonds dont il disposait, environ 50 000 dollars et 50 millions de livres libanaises. Les deux hommes sont ensuite sortis...
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