Gérard Julien/AFP
« Il est mis en examen pour détention de produits réputés dopants », a-t-il dit à la sortie du tribunal de grande instance (TGI) où le cycliste avait été transféré dans la matinée, après avoir passé près de 48 heures en garde à vue.
Le chef de mise en examen retenu par le parquet est la « détention d’un procédé interdit sans justification médicale ».
Le procédé en question est un « kit d’injection de glucose », a précisé le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest lors d’une conférence de presse hier matin. Selon M. Dallest, le coureur a apporté ce kit à un naturopathe de 75 ans, dont le cabinet se trouve à Marseille et qui a pratiqué l’injection.
La détention, sans justification, d’un tel kit est passible d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende, a relevé M. Dallest, en soulignant que le parquet avait requis le contrôle judiciaire de Rémy Di Grégorio.
« Quelle est la frontière entre une préparation physique performante telle qu’elle est conseillée par des praticiens et le dopage, ce sont donc les expertises qui détermineront cela », a réagi Me Dominique Mattei, évoquant des « traitements homéopathiques ».
« Ce qui est très regrettable, c’est que M. Di Grégorio a été suspendu du Tour de France alors qu’il n’y a aucune certitude qu’il ait pris des produits dopants », a-t-il déploré.
Le naturopathe a, quant à lui, admis aux gendarmes lui avoir fait des transfusions sanguines, selon le parquet. Il devait être mis en examen pour « administration à un sportif de substance ou procédé interdit », ce qui est puni de 5 ans d’emprisonnement.
Rémy Di Grégorio était déjà dans le collimateur de la justice lorsque l’information judiciaire contre X a été ouverte le 28 juin 2011, mais « aucun élément probant » n’avait pu sortir de cette première phase. L’enquête, qui n’avait pas été close, a été « réactivée au printemps ». Ces éléments ont abouti à son interpellation mardi à Bourg-en-Bresse sur le Tour de France.

