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La Russie pour une nouvelle réunion du "Groupe d'action" sur la Syrie

La Russie, qui reçoit cette semaine des représentants de l'opposition syrienne, a appelé mardi à une nouvelle réunion du "Groupe d'action" sur la Syrie par la voix du vice-ministre des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov, cité par l'agence de presse Interfax.

"De mon côté, je peux seulement confirmer que nous nous féliciterions de l'organisation d'une nouvelle réunion du Groupe d'action à Moscou", a expliqué M. Bogdanov, avant d'ajouter qu'il n'était "pas contre Genève" pour une telle rencontre.

Le 30 juin, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne) ainsi que la Turquie et des pays représentant la Ligue arabe s'étaient mis d'accord à Genève sur les principes d'une transition en Syrie, où la révolte contre le régime de Bachar al-Assad est devenue un conflit armé.

Après cette réunion, les membres du Groupe d'action sur la Syrie ont divergé sur l'interprétation de l'accord obtenu en Suisse, les Etats-Unis estimant qu'il ouvrait la voie à l'ère "post-Assad", tandis que la Russie et la Chine, alliées du président syrien, réaffirmaient qu'il revenait aux Syriens de déterminer eux-mêmes leur avenir.

Mikhaïl Bogdanov s'est en outre prononcé pour la présence aux pourparlers sur la crise syrienne de pays comme l'Iran, principal allié du régime de Bachar al-Assad, et l'Arabie saoudite, favorable à l'opposition syrienne.

"A Moscou, on regrette qu'en raison de la position d'une série de partenaires, l'Iran et l'Arabie saoudite, des Etats qui influent considérablement sur la situation (en Syrie), n'aient pas été présents à Genève", a ainsi dit le vice-ministre, qui a également souhaité l'implication diplomatique du Liban et de la Jordanie, voisins de la Syrie.

L'émissaire international Kofi Annan à nouveau souhaité mardi à Téhéran que l'Iran soit associé à la recherche d'une solution en Syrie, ce que les Occidentaux et l'opposition syrienne ont refusé jusqu'à présent en accusant Téhéran de soutenir militairement le régime en place à Damas.

Mikhaïl Bogdanov a par ailleurs déclaré à Interfax que les discussions avec les représentants de l'opposition syrienne, dont certains sont d'ores et déjà à Moscou, se concentreraient sur la mise en oeuvre du plan de Kofi Annan en vue d'une transition politique en Syrie.

L'objectif de la Russie est de les convaincre "par le dialogue" de parvenir à "des positions réalistes et constructives qui permettraient de mettre fin au bain de sang, le rétablisseme nt de la sécurité, de la stabilité et un retour au calme dans le pays".

Abdel Basset Sayda, nouveau chef du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition syrienne à l'étranger, est pour sa part attendu mercredi dans la capitale russe, après la conférence des Amis du peuple syrien de la semaine dernière à Paris, boycottée par la Russie et la Chine.

Concernant le président al-Assad, Mikhaïl Bogdanov s'est dit contre la fixation de son sort par "un quelconque forum international agissant dans un cadre juridique", car cela relève, selon lui, "exclusivement de la souveraineté de la Syrie".

Moscou a prôné lundi une solution politique "pacifique" en Syrie, rejetant de nouveau "toute ingérence", en recevant un des chefs de l'opposition au régime de Damas, Michel Kilo.
La Russie, qui reçoit cette semaine des représentants de l'opposition syrienne, a appelé mardi à une nouvelle réunion du "Groupe d'action" sur la Syrie par la voix du vice-ministre des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov, cité par l'agence de presse Interfax."De mon côté, je peux seulement confirmer que nous nous féliciterions de l'organisation d'une nouvelle réunion du Groupe d'action à Moscou", a expliqué M. Bogdanov, avant d'ajouter qu'il n'était "pas contre Genève" pour une telle rencontre.Le 30 juin, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne) ainsi que la Turquie et des pays représentant la Ligue arabe s'étaient mis d'accord à Genève sur les principes d'une transition en Syrie, où la révolte contre le régime de Bachar al-Assad est...