Restez, chers expatriés et amis du Liban, partager notre colère, notre angoisse, notre peur du lendemain.
Venez ressentir notre tristesse pour notre chère patrie qui s’enfonce dans le chaos. Un peu plus tous les jours.
Revenez contribuer à cette résistance de chaque jour que nous nous efforçons de mener. Une résistance culturelle, sociale, économique, morale. Face à l’insécurité qui règne et qui fait un peu plus de ravages tous les jours. Face à l’indifférence de politiciens peu scrupuleux, plus soucieux de leurs privilèges personnels et communautaires que de la qualité de vie du citoyen.
Ici, il fait quand même bon vivre.
Les plages sont toujours belles, même si elles souffrent d’un cruel manque de propreté.
Les montagnes toujours fraîches, même si trop sévèrement touchées par le rationnement électrique.
Les soirées toujours festives, malgré des prix qui n’en finissent pas de grimper.
Les sites toujours majestueux, malgré l’indiscipline des hommes.
Les festivals d’été toujours sublimes, malgré l’insécurité sur les routes.
La chaleur humaine, elle, demeure intacte. Aussi intacte que la joie de revoir les proches qui ont choisi d’autres horizons. Aussi intense que l’amour du pays, également infaillible.
Le citoyen donne pourtant des signes de fatigue. Une fatigue accumulée au fil des ans, des guerres et des crises politiques. Une fatigue accompagnée de lassitude. Car il constate que rien n’évolue. Bien au contraire. Alors qu’il se démène comme un diable pour le rayonnement de son pays. Alors qu’il court comme un dingue pour assurer aux siens une vie décente.
Il voudrait bien pourtant avoir le souffle, le citoyen. Si seulement on lui donnait une lueur d’espoir. L’espoir que les dirigeants se mettront enfin au service du pays et que les choses iront de l’avant. Comme cela se passe dans les pays évolués et même dans les pays en développement.
Mais il n’est plus dupe, le citoyen. Car même l’espoir lui est interdit. En l’absence du moindre signe précurseur, du moindre geste de bonne volonté de la part d’une classe dirigeante sourde à ses appels.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Oui, le citoyen est fatigue, desabuse, moralement malade mais la solution n'est-elle pas entre nos mains? Nous votons encore et toujours pour les memes guignols qui se remplissent les poches a nos depens!!! Il est temps que l'on realise le sens meme de la democratie, l'outil inestimable que cette democratie nous donne, et qu'on s'active a changer notre pays. Que le Libanais aie emigre ou pas, la bataille doit continuer. De l'exterieur ou de l'interieur, le Libanais doit continuer a clamer sa liberte. Nous ne devons plus servir de pions pour les aspirations etrangeres. Et surtout nous devons nous liberer une fois pour toutes de l'emprise nefaste des Syriens et autres Iraniens sur notre destinee. Au nom des generations futures, nous avons le devoir de dire "ca suffit" et tout comme nos Cedres, notre espoir ne doit jamais mourir.
08 h 34, le 07 juillet 2012