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Liban - Citoyen Grognon

Cri du cœur

Ne partez pas ! De grâce, ne partez pas ! Restez ! Vivez avec nous ce calvaire qu’est devenu notre quotidien !
Restez, chers expatriés et amis du Liban, partager notre colère, notre angoisse, notre peur du lendemain.
Venez ressentir notre tristesse pour notre chère patrie qui s’enfonce dans le chaos. Un peu plus tous les jours.
Revenez contribuer à cette résistance de chaque jour que nous nous efforçons de mener. Une résistance culturelle, sociale, économique, morale. Face à l’insécurité qui règne et qui fait un peu plus de ravages tous les jours. Face à l’indifférence de politiciens peu scrupuleux, plus soucieux de leurs privilèges personnels et communautaires que de la qualité de vie du citoyen.
Ici, il fait quand même bon vivre.
Les plages sont toujours belles, même si elles souffrent d’un cruel manque de propreté.
Les montagnes toujours fraîches, même si trop sévèrement touchées par le rationnement électrique.
Les soirées toujours festives, malgré des prix qui n’en finissent pas de grimper.
Les sites toujours majestueux, malgré l’indiscipline des hommes.
Les festivals d’été toujours sublimes, malgré l’insécurité sur les routes.
La chaleur humaine, elle, demeure intacte. Aussi intacte que la joie de revoir les proches qui ont choisi d’autres horizons. Aussi intense que l’amour du pays, également infaillible.
Le citoyen donne pourtant des signes de fatigue. Une fatigue accumulée au fil des ans, des guerres et des crises politiques. Une fatigue accompagnée de lassitude. Car il constate que rien n’évolue. Bien au contraire. Alors qu’il se démène comme un diable pour le rayonnement de son pays. Alors qu’il court comme un dingue pour assurer aux siens une vie décente.
Il voudrait bien pourtant avoir le souffle, le citoyen. Si seulement on lui donnait une lueur d’espoir. L’espoir que les dirigeants se mettront enfin au service du pays et que les choses iront de l’avant. Comme cela se passe dans les pays évolués et même dans les pays en développement.
Mais il n’est plus dupe, le citoyen. Car même l’espoir lui est interdit. En l’absence du moindre signe précurseur, du moindre geste de bonne volonté de la part d’une classe dirigeante sourde à ses appels.
Ne partez pas ! De grâce, ne partez pas ! Restez ! Vivez avec nous ce calvaire qu’est devenu notre quotidien !Restez, chers expatriés et amis du Liban, partager notre colère, notre angoisse, notre peur du lendemain.Venez ressentir notre tristesse pour notre chère patrie qui s’enfonce dans le chaos. Un peu plus tous les jours.Revenez contribuer à cette résistance de chaque jour que nous nous efforçons de mener. Une résistance culturelle, sociale, économique, morale. Face à l’insécurité qui règne et qui fait un peu plus de ravages tous les jours. Face à l’indifférence de politiciens peu scrupuleux, plus soucieux de leurs privilèges personnels et communautaires que de la qualité de vie du citoyen.Ici, il fait quand même bon vivre.Les plages sont toujours belles, même si elles souffrent d’un cruel manque de...
commentaires (4)

Oui, le citoyen est fatigue, desabuse, moralement malade mais la solution n'est-elle pas entre nos mains? Nous votons encore et toujours pour les memes guignols qui se remplissent les poches a nos depens!!! Il est temps que l'on realise le sens meme de la democratie, l'outil inestimable que cette democratie nous donne, et qu'on s'active a changer notre pays. Que le Libanais aie emigre ou pas, la bataille doit continuer. De l'exterieur ou de l'interieur, le Libanais doit continuer a clamer sa liberte. Nous ne devons plus servir de pions pour les aspirations etrangeres. Et surtout nous devons nous liberer une fois pour toutes de l'emprise nefaste des Syriens et autres Iraniens sur notre destinee. Au nom des generations futures, nous avons le devoir de dire "ca suffit" et tout comme nos Cedres, notre espoir ne doit jamais mourir.

Fady Challita

08 h 34, le 07 juillet 2012

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Commentaires (4)

  • Oui, le citoyen est fatigue, desabuse, moralement malade mais la solution n'est-elle pas entre nos mains? Nous votons encore et toujours pour les memes guignols qui se remplissent les poches a nos depens!!! Il est temps que l'on realise le sens meme de la democratie, l'outil inestimable que cette democratie nous donne, et qu'on s'active a changer notre pays. Que le Libanais aie emigre ou pas, la bataille doit continuer. De l'exterieur ou de l'interieur, le Libanais doit continuer a clamer sa liberte. Nous ne devons plus servir de pions pour les aspirations etrangeres. Et surtout nous devons nous liberer une fois pour toutes de l'emprise nefaste des Syriens et autres Iraniens sur notre destinee. Au nom des generations futures, nous avons le devoir de dire "ca suffit" et tout comme nos Cedres, notre espoir ne doit jamais mourir.

    Fady Challita

    08 h 34, le 07 juillet 2012

  • Chère Madame Anne-Marie El-Hage, votre cri d'alarme ne peut pas nous laisser indifférent. Mais, hélas ! votre appel ne trouverait point d'écho là où il devrait. __ Un Reflet ! un Regret ! un Espoir ! une Larme ! __ Une âme dans notre âme appelle et nous alarme !

    SAKR LEBNAN

    07 h 57, le 07 juillet 2012

  • Excellent article. Mais à bon entendeur salut!

    Georges Daniele

    00 h 31, le 07 juillet 2012

  • Oui,oui je vole à votre secours bien que je ne sois pas politicien...tenez bon le robinet pour être certaine que c'est par là que l'eau arrrive ,quand inch allah elle arrive ...respiré à pleins poumons l'air vicié de la ville ... tellement le bonheur est intense..., d'avoir de l'eau ...même sale...,et si vous n'aimez pas la cacophonie de claxons ,vivez à la montagne,elle ont été construites en hauteur comme les tours du bord de mer... pour mieux visualiser le linceul noire de pollution qui enveloppe amoureusement Beyrouth,en finalité vous pouvez aussi vous échapper sur une plage bétonnée vestige des décors du film -pour quelques dollars de plus- ...

    M.V.

    23 h 40, le 06 juillet 2012

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