Cette dernière « appelle les États membres à soumettre (..) les noms des individus, groupes et entités qui sont associés à el-Qaëda, y compris dans la région du Sahel et en particulier dans le nord du Mali » afin qu’ils fassent l’objet des sanctions prévues par l’ONU contre ceux qui soutiennent le mouvement. Elle « demande instamment aux groupes rebelles au Mali de s’abstenir de toute forme d’association avec el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI) et de lutter contre la menace représentée par des groupes terroristes au Mali ». La résolution avertit aussi les islamistes qui ont détruit des mausolées musulmans à Tombouctou qu’ils pourraient être traînés devant la Cour pénale internationale (CPI).
De même, la résolution « soutient pleinement » les efforts des organisations régionales, dont la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et l’Union africaine, pour régler la crise au Mali. Mais elle ne leur donne pas encore de mandat de l’ONU pour déployer une force africaine contre les rebelles qui contrôlent le Nord. Le Conseil se contente « de se déclarer prêt à examiner plus avant cette requête une fois que des informations supplémentaires auront été fournies en ce qui concerne les objectifs, les moyens et les modalités du déploiement envisagé ».
En outre, le président de la Commission de la Cédéao Kadre Desire Ouedraogo a indiqué hier à la presse qu’une « mission d’évaluation technique » devait se rendre aujourd’hui au Mali pour « peaufiner les plans et les détails de l’opération », qui seront ensuite transmis à l’ONU. Il a « espéré que cette résolution, qui est une première étape importante, va ouvrir la voie à une résolution encore plus ferme autorisant le déploiement de la force » africaine. Le président gabonais Ali Bongo a pour sa part estimé hier à Paris qu’une intervention au Mali ne devrait être envisagée qu’« en dernier recours » et a jugé qu’« il serait malheureux d’en arriver là ».
Par ailleurs, près d’un millier de personnes étaient rassemblées comme la veille hier à Bamako à l’appel d’associations musulmanes pour protester contre la destruction de sites religieux dans le nord du Mali, a constaté un journaliste de l’AFP.
(Source : AFP)

