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Moyen Orient et Monde - Conflit

Le Mali appelle à libérer le Nord de ses islamistes armés

Les habitants sont prêts à défendre eux-mêmes leurs terres.
Des Maliens en colère contre les exactions de groupes armés dans le Nord ont manifesté hier à Bamako en réclamant des armes pour « libérer » cette région. « Si l’armée ne veut pas faire la guerre, qu’on nous donne les moyens de libérer nos terres ! » a lancé Oumar Maïga, un responsable des jeunes du Collectif des ressortissants du Nord (Coren), à l’origine d’un sit-in qui a regroupé sous la pluie environ 2 000 personnes à Bamako. Les communautés du nord du Mali « ne partagent pas les bêtises du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, sécessionniste mais laïc), du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et d’el-Qaëda (jihadistes mais anti-indépendantistes) », a déclaré le député touareg Nock Ag Attia, ayant participé au sit-in.
Le Mali est plongé dans la crise depuis un coup d’État qui a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré, accusé par les putschistes d’incurie face à divers groupes armés qui attaquaient le Nord depuis mi-janvier. Le putsch a accéléré la chute de cette vaste région aux mains des assaillants, comprenant les rebelles touareg du MNLA et des islamistes puissamment armés : Ansar Dine, el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mujao.
Face à la suprématie des islamistes et à l’impuissance des autorités de Bamako, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) prévoit samedi un minisommet à Ouagadougou, avec des représentants du Mali, pour arriver à y former un gouvernement fort. La Cédéao est disposée à envoyer une force militaire au Mali, mais attend pour cela un feu vert des autorités maliennes et de l’ONU. Les islamistes se préparent aussi à une éventuelle intervention ouest-africaine et ont miné les alentours de Gao pour l’empêcher et bloquer une éventuelle contre-offensive du MNLA.
La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, a réitéré hier son souhait de voir adoptée une résolution sur le déploiement d’une force au Mali, évoquant aussi « une accumulation d’horreurs » dans le Nord. Quant au Conseil de sécurité, il devrait adopter aujourd’hui une résolution qui soutient les efforts des organisations régionales pour régler la crise au Mali. La résolution avertit aussi les islamistes qui ont détruit des mausolées musulmans à Tombouctou qu’ils pourraient être traînés devant la Cour pénale internationale (CPI). Le texte souligne que de telles attaques contre le patrimoine culturel ou religieux « peuvent être considérées comme des violations des lois internationales », aux termes du Statut de Rome qui a créé la CPI. Le document appelle ainsi les parties au Mali à « prendre toutes les mesures appropriées pour assurer la préservation » du patrimoine national.
La résolution ne donne cependant « pas encore d’autorisation pour la force africaine (...) L’autorisation sera donnée quand on en saura plus sur quel mandat et quelles forces. Là-dessus le dialogue est toujours en cours », explique un diplomate.
(Source : AFP)
Des Maliens en colère contre les exactions de groupes armés dans le Nord ont manifesté hier à Bamako en réclamant des armes pour « libérer » cette région. « Si l’armée ne veut pas faire la guerre, qu’on nous donne les moyens de libérer nos terres ! » a lancé Oumar Maïga, un responsable des jeunes du Collectif des ressortissants du Nord (Coren), à l’origine d’un sit-in qui a regroupé sous la pluie environ 2 000 personnes à Bamako. Les communautés du nord du Mali « ne partagent pas les bêtises du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, sécessionniste mais laïc), du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et d’el-Qaëda (jihadistes mais anti-indépendantistes) », a déclaré le député touareg Nock Ag Attia, ayant participé au sit-in.Le Mali est...
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