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Nos lecteurs ont la parole

Ah ! Si Beyrouth m’ était contée

Philippe G. SKAFF
Quelques jours de vacances passés à Bali pour assister au mariage de mon filleul – ce dernier ayant décidé de convoler loin de son pays natal – me poussent à une comparaison entre nos deux pays : l’Indonésie et le Liban.
Bali, une île perdue dans l’archipel indonésien. Cette île ne reçoit pas moins de 4 millions de touristes par an. Pas mal pour une île, et combien plus que nous n’en recevons.
À la première page du Bali Today, le plus grand journal local, un titre s’étale, rutilant : « Bali plein d’optimisme pour le développement touristique. »
Pour nous Libanais, il semble peut-être naïf de barrer la première page d’un grand quotidien d’une phrase aussi banale, quoique pleine de bon sens pour qui voudrait la lire.
À la première page de notre journal, il nous faut plus de sensation. Il nous faut des photos de chars, de pneus brûlés, de routes coupées, d’accidents mortels, de dérapages confessionnels, de racontars partisans ou politiques – et j’en passe.
Pouvons-nous encore rêver de voir un jour nos politiciens sortir de leur torpeur pour penser uniquement Liban ?
Pouvons-nous encore rêver de voir un jour votre journal titrer en première page : « Le Liban plein d’optimisme ? »
Pouvons-nous rêver de voir nos politiciens, encore eux, ignorer leur confession, leur parti, leurs intérêts, et ne penser qu’à un seul intérêt, celui du Liban, pour lequel d’ailleurs ils ont été élus ?
Pouvons-nous rêver de voir le peuple libanais se débarrasser de ses alliances sectaires, partisanes et politiques, pour ne penser qu’à l’avenir de notre Liban ?
La firme HVS (L’Orient-Le Jour du 22 juin 2012) affirme que le Liban dispose d’un potentiel pour devenir une destination de loisirs de premier ordre dans la région.
Allons-nous sauter sur cette occasion et l’exploiter, ou bien préférons-nous la laisser encore et encore glisser entre nos doigts ?

Philippe G. SKAFF
Quelques jours de vacances passés à Bali pour assister au mariage de mon filleul – ce dernier ayant décidé de convoler loin de son pays natal – me poussent à une comparaison entre nos deux pays : l’Indonésie et le Liban.Bali, une île perdue dans l’archipel indonésien. Cette île ne reçoit pas moins de 4 millions de touristes par an. Pas mal pour une île, et combien plus que nous n’en recevons.À la première page du Bali Today, le plus grand journal local, un titre s’étale, rutilant : « Bali plein d’optimisme pour le développement touristique. » Pour nous Libanais, il semble peut-être naïf de barrer la première page d’un grand quotidien d’une phrase aussi banale, quoique pleine de bon sens pour qui voudrait la lire.À la première page de notre journal, il nous faut plus de sensation. Il nous faut...
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