À la sortie du restaurant à Amchit : Virginie Farah en compagnie de son époux Saliba (au centre), de son père Xavier (à droite) et de ses amis.
Ils ne connaissent pas encore leur pays d’origine, mais sont bercés depuis leur enfance par les contes de leurs parents et grands-parents, qui maintiennent même dans les mariages mixtes les traditions libanaises fortement ancrées dans leur cercle familial.
Ils viennent par petits groupes découvrir le pays de leurs ancêtres, partageant durant quelques jours les joies et les tensions de leurs cousins vivant sur place et bravant une conjoncture régionale difficile influençant le Liban.
Virginie Farah est venue célébrer son mariage à Beyrouth le 20 mai en l’église Saint-Ephrem des syriens-orthodoxes à Achrafieh (Sioufi) avec Saliba Issa, un Libanais travaillant dans le commerce à Genève où elle l’avait rencontré il y a quelques mois. Originaire de Tyr d’où était parti son arrière-grand-père Victor au début du siècle dernier pour s’installer comme médecin à Paris, Virginie est de mère française et, côté paternel, sa grand-mère et son arrière-grand-mère sont également françaises. Ses parents Xavier et Isabelle, et ses frère et sœur Cédric et Lohrine, ont été enchantés de faire visiter le pays du Cèdre à leurs proches, tout en poursuivant les démarches afin que toute leur famille obtienne la nationalité libanaise.
La famille Maalouf est très nombreuse au Brésil, venant en majorité de la ville de Zahlé. C’est ainsi que Norma Cattini Maalouf, dont la dernière visite au Liban remonte à 50 ans, est revenue durant deux semaines au mois de juin en compagnie de ses filles, Carla et Suzana, et sa petite-fille de 25 ans, Andrea Quinteiro. Ses autres enfants Georges et Monica, qui s’étaient rendus au Liban en compagnie de leur père Toni Maalouf en 1972, sont restés à São Paulo. Toni, décédé il y a 4 ans, était le fils de Georges Maalouf de Zahlé et de Zakiyé Salha de Tyr. Il était très apprécié au sein de la communauté libanaise et avait été président de la Chambre de commerce et d’industrie libano-brésilienne et président du Club Zahlé de São Paulo.
Firqat al-Arz de Rosario
Leur ascendance paternelle est libanaise, mais seulement Yasmina a sa maman libanaise. Ils sont universitaires et sont venus d’Argentine pour découvrir les villages de leurs grands-parents et rencontrer leurs familles. Ils sont membres de la Jucal (Juventud Unión Cultural Argentino-Libanesa) et certains font partie de « Firqat al-Arz », troupe de danse traditionnelle libanaise fondée il y a 13 ans à Rosario. Nos jeunes Libano-Argentins de la 3e génération passent un mois entier au Liban, prenant leur temps entre deux représentations de dabké pour visiter et revisiter toutes les belles régions libanaises.*
Parmi eux se trouvent :
– Munir Nellmeldin (Najmeddine), dont le grand-père paternel Dib avait quitté son village natal de Lala dans la Békaa pour l’Argentine en 1914, suivi quelques années plus tard de sa grand-mère Jadijeh (Khadijeh) Ismaïl Salum de Kefraya
– Yasmina Milet Zgaib, fille de José Luis Zgaib et d’Elisabet Maria Farah, dont le grand-père Abdo Zgaib avait émigré de Hrajel (Kesrouan) en 1912, suivi de son épouse Antoinette Mrad de Jounieh en 1950. La mère de Abdo est de la famille Choucair de Hrajel, quand à son grand-père maternel Carlos Farah, surnommé «Alegre», décédé il y a longtemps, Yasmina ignore son village d’origine
– Iara Jazmín Jalil (Khalil), fille de José Luis Jalil et d’Édith Cuevas. Son grand-père Élias Jalil, originaire de Mayrouba (Kesrouan), était né au début du siècle dernier en Argentine, où il avait épousé Elsa Aguirre
– Nahir Balut, fille de Miguel Balut et de Gladis Coronel. Le père de Miguel, Hassan, avait émigré de Kaoukaba, dans la Békaa, en 1950, en compagnie de son épouse Zeinab Taleb, originaire de la même localité
– Joel Jesús Habib, fils de Jorge Habib et de Liliana Cianci d’origine italienne. Ses arrière-grands-parents Youssef Habib Issa et Nakhlé Béchara sont natifs de Aïn Hourché, dans la Békaa, et leur fils George était parti s’installer en Argentine en 1910.
Ils participeront durant leur séjour à plusieurs réunions de jeunes d’origine libanaise, puis seront relayés par Juan José Azar et Diego Abuchacha (Abou Jahjah) qui passeront également un mois au Liban et prendront part au programme culturel RJLiban.
Et comme le hasard fait bien les choses, le premier jour de leur arrivée au Liban, nos jeunes artistes d’Argentine dînaient dans un snack sous leur appartement dans le secteur de l’Hôtel-Dieu à Achrafieh. Le propriétaire Samir leur présente son épouse russe, qui possède une école de danse à Beyrouth, et les voilà invités à danser à la soirée annuelle de «Zirka» qui s’est tenue jeudi dernier à l’Unesco dans une ambiance détonante.
Ils viennent par petits groupes découvrir le pays de leurs ancêtres, partageant durant quelques jours les joies et les tensions de leurs cousins vivant sur place et bravant une conjoncture régionale difficile influençant le Liban. Virginie Farah est venue célébrer son mariage à Beyrouth le 20 mai en l’église Saint-Ephrem des syriens-orthodoxes à Achrafieh (Sioufi) avec Saliba Issa, un Libanais travaillant dans le commerce à Genève où elle l’avait rencontré il y a quelques mois. Originaire de Tyr d’où était parti son arrière-grand-père Victor au début du...


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