"La seule solution contre les privatisations, c'est la révolution", ont scandé les manifestants, ou encore: "le pouvoir associé à l'argent, c'est la pègre", selon un photographe de l'AFP.
Les manifestants ont également réclamé la démission du chef du gouvernement Benjamin Netanyahu et du ministre des Finances Youval Steinitz.
Selon les organisateurs, quelque 10.000 personnes ont participé au défilé. Un porte-parole de la police n'a pour sa part pas été en mesure de se livrer à une estimation.
Par ailleurs, des manifestations rassemblant plusieurs centaines de personnes ont également eu lieu à Jérusalem et Haïfa, dans le nord du pays.
Selon la radio publique, les policiers, mobilisés en force pour la circonstance, avaient reçu ordre "d'avoir toujours à l'esprit" qu'ils peuvent être filmés à tout moment.
Cette mise en garde est le résultat d'une vive polémique provoquée par les violences qui ont émaillé la semaine dernière deux manifestations aux mots d'ordre similaires.
Le 23 juin, la police avait interpellé avec brutalité Dafne Leef, la chef de file du mouvement social de l'été 2011 et le lendemain, 85 manifestants avaient été arrêtés puis accusés de s'être livrés à "des actes de vandalisme" en s'en prenant à des succursales de banques, selon la police.
Les manifestants avaient de leur côté dénoncé les violences et les provocations des forces de l'ordre tout en accusant le gouvernement de Benjamin Netanyahu et le maire de Tel-Aviv Ron Huldaï de vouloir réprimer dans l'oeuf toute reprise du mouvement de contestation.
Uri Metouki, un des dirigeant du mouvement, a expliqué samedi que les protestataires ne voulaient "plus d'une économie au service d'une petite minorité, mais au service du peuple".
Il s'est félicité de la décision prise dans la semaine par M. Netanyahu d'augmenter le pourcentage du déficit budgétaire prévu pour l'an prochain de 2,5 à 3% du PIB afin d'éviter d'augmenter les impôts pesant sur les plus défavorisés et les classes moyennes.
"C'est un premier succès pour notre mouvement, le Premier ministre a dû accepter de remettre en cause son idéologie libérale", a ajouté Uri Metouki.
Les manifestants entendent faire pression sur le gouvernement qui doit entamer les discussions sur le budget de l'an prochain pour qu'il augmente les dépenses sociales et les aides au logements notamment.
Ces deux derniers mois, des tentatives pour relancer le mouvement n'ont rassemblé que quelques milliers de personnes, loin de la mobilisation de 2011 qui avait culminé le 3 septembre avec près d'un demi-million d'Israéliens dans la rue.


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