Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d’une conférence de presse à Moscou. Kirill Kudryavtsev/AFP
Le sort de M. Assad « doit être décidé dans le cadre d’un dialogue syrien par le peuple syrien (...) Les acteurs extérieurs ne doivent pas dicter leurs recettes aux Syriens, mais ils doivent avant tout exercer une influence sur toutes les parties en Syrie afin de mettre fin aux violences », a précisé M. Lavrov. Ce dernier avait démenti la semaine dernière toute inflexion de la position russe sur ce point, après que des dirigeants occidentaux eurent affirmé que Moscou préparait avec eux l’« après-Assad ». Le plan visant à obtenir le départ de Bachar el-Assad comme préalable à un règlement de la crise est « irréalisable », car celui-ci ne partira pas, avait-il d’ailleurs affirmé.
La Russie n’a jusqu’ici jamais voulu infléchir son soutien à son allié syrien auquel elle continue de livrer des armes, même si elle s’est défendue à plusieurs reprises de soutenir le pouvoir personnel de M. Assad. Un responsable du Service fédéral russe de coopération militaire, cité par l’agence publique RIA-Novosti, a du reste répété la détermination de Moscou à poursuivre ses livraisons d’armes malgré les critiques occidentales. « La Syrie est notre amie et nous remplissons tous nos engagements à l’égard de nos amis », a déclaré Alexandre Fomine. Il a en outre affirmé que la Russie livrerait les trois hélicoptères d’attaque Mi-25 dont l’acheminement par mer a été empêché la semaine dernière par les pressions occidentales.
M. Lavrov a par ailleurs regretté l’absence à Genève de l’Iran, le principal allié de la Syrie dans la région. « L’Iran est un acteur influent dans cette situation, et je pense que le fait de tenir ce pays à l’écart de la rencontre de Genève est une erreur (...) La partie américaine, comme on le dit publiquement à Washington, est catégoriquement opposée à la participation de l’Iran. C’est un exemple de deux poids, deux mesures », a-t-il estimé.
(Source : agences)


Veut pas lâcher le morceau Poutine...il pense à la Tchétchenie...on a eu tort de croire que la Russie impériale était morte...
07 h 13, le 29 juin 2012