Rechercher
Rechercher

À La Une - Crise

Avion turc abattu par la Syrie : Ankara fera "le nécessaire"

Les spécialistes s'interrogent sur les raisons qui ont conduit la Syrie à abattre l'appareil turc vendredi dernier.

"Tout ce qui est nécessaire de faire sera fait", a déclaré Abdullah Gül. Photo archives/

Le président turc Abdullah Gül a promis samedi que "le nécessaire" serait fait au lendemain de la destruction d'un avion de l'armée de l'air turque par les forces syriennes.

"Il n'est pas possible de couvrir une chose pareille. Tout ce qui est nécessaire de faire sera fait", a déclaré Abdullah Gül qui se trouvait à Kayseri, une ville d'Anatolie centrale, en précisant que le gouvernement était en contact téléphonique avec les autorités syriennes.

 

Ankara n'exclut cependant pas que l'avion ait pu pénétrer dans l'espace aérien syrien, comme l'affirme Damas.

Le vice-Premier ministre turc Bulent Arinc a indiqué que l'avion abattu n'était pas un avion de combat mais un appareil de reconnaissance, a rapporté la télévision publique TRT. La presse turque parle d'un F-4 Phantom, un avion de chasse également utilisé pour des missions de reconnaissance.

 

Pour le président turc, il arrive fréquemment que des avions pénètrent brièvement dans l'espace aérien d'un pays étranger. Il a précisé qu'une enquête déterminerait si l'appareil se trouvait dans l'espace aérien syrien ou turc.

 

Son Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a assuré pour sa part qu'il agirait "avec détermination". De retour du sommet Rio+20, M. Erdogan, a convoqué dès vendredi une réunion d'urgence pour étudier les conséquences de cet incident.

 

Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a rencontré samedi des responsables de l'état-major et des services de renseignement.

 

Syriens et Turcs, qui ont uni leurs efforts pour tenter de retrouver les deux pilotes de l'avion abattu au large des côtes syriennes, semblent toutefois ne pas vouloir en arriver à une confrontation militaire.

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a appelé Ankara et Damas à la "retenue".

 

Cette affaire pourrait toutefois ajouter une nouvelle dimension à la crise en Syrie, où le régime de Bachar el-Assad tente depuis mars 2011 de réprimer un mouvement de contestation qui prend des allures de guerre civile.

 

De nombreux rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), la première composante de l'opposition armée, se sont réfugiés à la frontière avec la Turquie. Plus de 30.000 civils syriens ont également fui en territoire turc et le Conseil national syrien (CNS), principale structure politique d'opposition au président Assad, se réunit régulièrement à Istanbul.

 

 

Dans un communiqué, l'armée syrienne affirme que l'appareil turc volait à basse altitude, à un kilomètre seulement de la côte syrienne, lorsqu'il a été touché par la défense antiaérienne. Il a d'abord été considéré comme non identifié. Son origine turque a été établie par la suite.

"Les autorités navales des deux pays ont pris contact. Les navires syriens participent aux opérations de recherche des pilotes portés disparus", précise le communiqué syrien.

 

La presse turque fait preuve de moins de retenue que les autorités du pays. "Les Syriens paieront", affirme Vatan, tandis que le quotidien Hurriyet estime qu"Assad "joue avec le feu".

 

Les spécialistes s'interrogent sur les raisons qui ont conduit la Syrie à abattre l'appareil turc qui se trouvait proche d'un couloir aérien reliant la Turquie aux bases turques du nord de Chypre.

 

En raison de la tension, les Turcs craignent que Damas ne réactive son soutien aux rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui opèrent dans le sud-est de la Turquie.

"Il est possible que les Turcs aient envoyé des avions en réponse à une montée en puissance apparente des activités du PKK", dit Hilal Khashan, professeur de science politique à l'université américaine de Beyrouth. "Il se peut que la Turquie soupçonne la Syrie et l'Iran de soutenir les activités des rebelles kurdes en réponse au soutien de la Turquie au soulèvement syrien."

 

Pour Yasser Saadeldine, un commentateur syrien d'opposition, "l'armée syrienne pourrait avoir fait un pari calculé en détruisant l'avion turc, dans le but peut-être de remonter le moral des partisans d'Assad après un nombre croissant de défections dans l'armée." "Des représailles turques conforteraient le fantasme d'après lequel il (Assad) propage l'idée que le soulèvement est un complot de l'étranger", a-t-il ajouté.

 

L'incident démontre l'efficacité de la défense antiaérienne syrienne. C'est d'ailleurs une des nombreuses raisons de la réticence occidentale à une intervention militaire en Syrie.

 

De son côté, la Turquie, qui possède la deuxième armée de l'Alliance atlantique, serait un adversaire redoutable pour une armée syrienne déjà aux prises avec un soulèvement qui dure depuis 16 mois.

Le président turc Abdullah Gül a promis samedi que "le nécessaire" serait fait au lendemain de la destruction d'un avion de l'armée de l'air turque par les forces syriennes.
"Il n'est pas possible de couvrir une chose pareille. Tout ce qui est nécessaire de faire sera fait", a déclaré Abdullah Gül qui se trouvait à Kayseri, une ville d'Anatolie centrale, en précisant que le gouvernement était en contact téléphonique avec les autorités syriennes.
 
Ankara n'exclut cependant pas que l'avion ait pu pénétrer dans l'espace aérien syrien, comme l'affirme Damas.
Le vice-Premier ministre turc Bulent Arinc a indiqué que l'avion abattu n'était pas un avion de combat mais un appareil de reconnaissance, a rapporté la télévision publique TRT. La presse turque parle d'un F-4 Phantom, un avion de chasse également utilisé pour...
commentaires (9)

Les nouvelles puissances, presumably l'Iran, la Syrie et le Hezbollah y a pas de quoi etre fier des deux premieres, accusées de "non-assistance a un pays en danger", crime punissable par la loi dans le code penal Francais par exemple, entre autres. Et surtout que ce danger ce sont ces deux pays qui nous y ont mis pour commencer. On s'est fait tabasser en veux-tu en voila pendant 33 jours et bien sur ni Bashar ni Ahmadinijad n'ont levé le pouce pour aider. Normal: les 1250 victimes etaient Libanaises, ni Syriennes ni Iraniennes! Le tabassage aurait dure 333 jours que idem, ces dignes messieurs auraient observé de loin, bien a l'abri dans leurs residences. Et quant a Hezbollah il devrait comprendre que le role d'un "soldat" est de proteger le "civil" et non de mettre sa vie et ses biens en danger et malheureusement c'est ce que ce Mouvement fait, mettre tout un pays, tout un peuple inclus femmes et enfants en danger, sans mentionner une economie deja fragile. Mais on s'en fout nous de faire la guerre a Israel, qu'on leur foute la paix et ils nous foutront la paix. Est-ce la peine de rappeler que l'invasion de '82 était principalement due a la presence armee palestinienne au Sud, malgre l'accord d'armistice et de non-agression signé avec le voisin du Sud et que nous Libanais avions enfreint? Facile de toujours mettre la faute sur les autres.

Fady Challita

14 h 29, le 24 juin 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (9)

  • Les nouvelles puissances, presumably l'Iran, la Syrie et le Hezbollah y a pas de quoi etre fier des deux premieres, accusées de "non-assistance a un pays en danger", crime punissable par la loi dans le code penal Francais par exemple, entre autres. Et surtout que ce danger ce sont ces deux pays qui nous y ont mis pour commencer. On s'est fait tabasser en veux-tu en voila pendant 33 jours et bien sur ni Bashar ni Ahmadinijad n'ont levé le pouce pour aider. Normal: les 1250 victimes etaient Libanaises, ni Syriennes ni Iraniennes! Le tabassage aurait dure 333 jours que idem, ces dignes messieurs auraient observé de loin, bien a l'abri dans leurs residences. Et quant a Hezbollah il devrait comprendre que le role d'un "soldat" est de proteger le "civil" et non de mettre sa vie et ses biens en danger et malheureusement c'est ce que ce Mouvement fait, mettre tout un pays, tout un peuple inclus femmes et enfants en danger, sans mentionner une economie deja fragile. Mais on s'en fout nous de faire la guerre a Israel, qu'on leur foute la paix et ils nous foutront la paix. Est-ce la peine de rappeler que l'invasion de '82 était principalement due a la presence armee palestinienne au Sud, malgre l'accord d'armistice et de non-agression signé avec le voisin du Sud et que nous Libanais avions enfreint? Facile de toujours mettre la faute sur les autres.

    Fady Challita

    14 h 29, le 24 juin 2012

  • On se souvient des 7 morts en mer tues par les racistes d'israel, la Turquie fera de meme, elle se couchera parce que ses maitres de l'Otan lui demanderont de se taire, ils sont pas capables d'y aller.Les nouvelles puissances du M.O les attendent de pied ferme.Une fois.

    Jaber Kamel

    11 h 33, le 24 juin 2012

  • Justement, ils savent comment faire, ces Grands Turcs ; et sauront faire le nécessaire avec cet "assadiot Baassdiot" !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    02 h 12, le 24 juin 2012

  • Le titre n'est plus le meme ainsi mon commentaire ne correspond pas au titre actuel. Merci de publier car il s'agit d'un de mes droits.

    Ali Farhat

    17 h 25, le 23 juin 2012

  • Prière lire dans ma réaction : fanfaronnades ! Excusez-moi, et Merci.

    SAKR LEBNAN

    12 h 58, le 23 juin 2012

  • Ah ! Les revoilà, ces Vilains et "Malsains baassyriens" signalés encore existants ou évanescents, kifkif, les puinés ! Vont-ils à nouveau persévérer à déblatérer et en sus insulter, comme à l’habitué ? Ils sont mal tombés, sur les Grands Turcs cette fois, ces pâméz-et-z-assadiotz-ébaubis, se croyant encore face à des sbir es pions Pseudo-libanais.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    11 h 16, le 23 juin 2012

  • Alors il a "peut-être" été abattu!! Ordogan montre sa grosse voix et ses muscles qui vont très vite ses dégonflés dès que les caméras seront repartis. Si j'était Turc, je lui dirais d'arrêter de jouer avec le feu car ce qui reste de l'ancien empire Turque pourrait être divisé au moins en 3 morceaux... au moins... et des guerres de divisions à la clé qui pourrait durer au moins 20 ans. Mais je pense que l'armée est sage en Turquie et ne demande qu'à se débarrasser de lui et sa clique islamiste qui veut embrasser le wahhabisme suite à la flèche tirée par l'archer cupidon made in usa.

    Ali Farhat

    08 h 36, le 23 juin 2012

  • Excuse que se donnent les Turcs pour confirmer leur impuissance et amortir les chocs de leurs précédentes fanfaronneries.

    SAKR LEBNAN

    06 h 53, le 23 juin 2012

  • Il faut juste pouvoir sentir le vent du changement dans la region, les nouvelles puissances ont donne en aperitif ce qui pourrait leur arriver s'il venait a s'y frotter pour venir en aide au pays raciste.Une fois.

    Jaber Kamel

    06 h 34, le 23 juin 2012

Retour en haut