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À La Une - crise

Ban "profondément inquiet", veut une "pression continue" sur Damas

Demi-tour pour un cargo russe suspecté d'acheminer des armes en Syrie.

Sur cette photo publiée mardi par l'opposition, une scène de chaos à Homs violemment pilonnée par l'armée syrienne.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé le Conseil de sécurité à "s'unir", lors d'une réunion prévue mardi pour discuter des moyens de faire cesser les violences en Syrie, où des milliers de civils sont pris au piège dans les bastions rebelles pilonnés sans relâche.

 

Ban Ki-moon, "profondément inquiet" du nombre grandissant de morts en Syrie, souhaite que les 15 membres du Conseil de sécurité s'unissent pour mettre une "pression continue" sur le régime de Damas afin que celui-ci applique le plan Annan, a souligné le secrétaire général adjoint Oscar Fernandez Taranco. Faute de quoi, "le jour viendra où il sera trop tard pour arrêter cette spirale" de la violence, a-t-il prévenu.


Alors que le plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan préconisant notamment un cessez-le-feu et un dialogue politique, est dans l'impasse, le Conseil de sécurité de l'ONU doit discuter de ce plan et de l'avenir de sa mission d'observation en Syrie.


Le général Robert Mood, chef de la mission (Misnus), doit faire un rapport devant le Conseil à 20H00 GMT sur sa décision samedi de suspendre les activités de cette mission en raison de "l'intensification des violences" qui ont fait plus de 3.300 morts depuis son déploiement mi-avril.

Les Occidentaux jugent le président Bachar el-Assad, dont ils réclament le départ, unique responsable de cette détérioration, alors que la Chine et la Russie, alliés du régime syrien, accusent également l'opposition.


Le Conseil de sécurité, où deux résolutions contre le régime ont déjà été bloquées par Chinois et Russes, se réunit au lendemain d'un appel du président américain Barack Obama et de son homologue russe Vladimir Poutine à un "arrêt immédiat" des violences "afin de mettre un terme à l'effusion de sang".
En marge du sommet du G20 au Mexique, les deux dirigeants se sont dits "unis dans l'idée que le peuple syrien devrait pouvoir choisir son avenir de façon indépendante et démocratique". M. Poutine a même annoncé avoir trouvé de "nombreux points d'accord" avec M. Obama sur la façon de régler le conflit en Syrie, où une révolte populaire est réprimée dans le sang depuis mars 2011.


Entre-temps, Londres s'est félicité mardi du demi-tour qu'a apparemment dû effectuer un cargo russe soupçonné d'avoir tenté de rapatrier en Syrie des hélicoptères d'attaque Mi-25 remis en état par la Russie des années après leur vente à Damas par l'URSS.

 

Sur le terrain, trente-sept personnes ont péri dans les violences mardi au lendemain d'une journée sanglante au cours de laquelle 94 personnes, dont 63 civils, avaient trouvé la mort dans les bombardements et les combats entre soldats et insurgés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La révolte s'est militarisée face à une répression brutale. En 15 mois, plus 14.400 personnes ont péri, en majorité des civils, selon l'OSDH.


Mardi, dans la ville de Homs, des combats ont eu lieu dans le quartier de Baba Amr repris en mars par l'armée, a indiqué l'OSDH, en faisant état d'une "explosion survenue sur un oléoduc traversant cette région".
L'ONG a demandé à l'ONU d'intervenir pour permettre l'évacuation de Homs de "plus de 1.000 familles empêchées de quitter leurs maisons par les bombardements et les opérations militaires, et vivant dans des conditions humaines terribles". Les autorités de Damas ont quant à elles affirmé avoir tenté en vain de faire sortir les civils "assiégés par les groupes terroristes".


Plus au nord, à Hama, deuxième ville du pays, le quartier de Arbaïn a été bombardé par les forces gouvernementales alors qu'une forte explosion a secoué la zone d'Andalous. "Quelque chose de gros est en train de se passer. Nous avons peur de ce qui pourrait se passer ici", a dit un militant, Abou Ghazi al-Hamwi, joint par l'AFP via Skype.


Par ailleurs, Rastane, dans la province de Homs, a été de nouveau la cible de violents bombardements, ont indiqué l'OSDH et des militants selon qui les habitants manquent de nourriture et le courant électrique y est "complètement coupé".


Dans la province de Deir Ezzor (est), un oléoduc a aussi été la cible d'une bombe, a indiqué l'ONG. L'agence officielle Sana a accusé "un groupe terroriste", précisant que le "pompage a été stoppé et devrait reprendre dans les prochains jours après des réparations".


D'autre part, Reporters sans frontières a déploré les "assassinats des citoyens-journalistes" Ahmed Hamada, caméraman de 26 ans, et Khaled al-Bakir, âgé de 30 ans, perpétrés par les forces gouvernementales le 10 et le 16 juin 2012, dans les villes de Homs et d'Al-Qassir. Au moins six autres avaient été tués depuis le début de l'année.


Entre-temps, la Jordanie a renforcé ses contrôles à la frontière avec la Syrie pour empêcher des infiltrations de partisans du régime de Bachar el-Assad, a déclaré un membre de la principale coalition d'opposition syrienne, le Conseil national Syrien (CNS).

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé le Conseil de sécurité à "s'unir", lors d'une réunion prévue mardi pour discuter des moyens de faire cesser les violences en Syrie, où des milliers de civils sont pris au piège dans les bastions rebelles pilonnés sans relâche.
 
Ban Ki-moon, "profondément inquiet" du nombre grandissant de morts en Syrie, souhaite que...

commentaires (4)

Quant a parler de "Souverainete des Etats", charitee bien ordonnee commence par soi-meme et la Syrie devrait commencer a respecter un peu plus notre Souverainete a nous Libanais. Chose bien sur impossible avec ce regime.

Fady Challita

02 h 46, le 20 juin 2012

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Commentaires (4)

  • Quant a parler de "Souverainete des Etats", charitee bien ordonnee commence par soi-meme et la Syrie devrait commencer a respecter un peu plus notre Souverainete a nous Libanais. Chose bien sur impossible avec ce regime.

    Fady Challita

    02 h 46, le 20 juin 2012

  • Il me manque son large sourire au petit BAN ! Prière ne pas me l'attrister ou le vexer, car je ne voudrais point perdre son large et su sexy sourire !

    SAKR LEBNAN

    02 h 43, le 20 juin 2012

  • On a tendance a oublier que cette opposition armee ne l'a pas toujours ete et que les premiers 4 ou 5 mois de cette 'intifada' les manifestants n'avaient meme pas un canif pour se defendre ce qui n'a pas empeche le regime assassin de justement assassiner ses citoyens des le premier jour inclus des enfants de 13 ans. Et on s'etonne si plusieurs mois plus tard tout le monde est arme! En plus c'est pas necessairement les 'zarabies' qui arment les rebelles puisqu'il y a des centaines ou plutot des milliers de deserteurs qui ont emporte leurs armes avec eux. Si on peut appeller "deserteur" un soldat qui refuse de tirer sur les siens!!

    Fady Challita

    02 h 40, le 20 juin 2012

  • Pourquoi les positions de Ban sont plus hostiles à la Syrie gouvernée par monsieur Bachar A. que les amérisionistes? Pourquoi Ban ne dit jamais rien sur l'armement, le soutien mensonger, l'afflux de sous aux terroristes par les zarabies réunies du désert, qui le déclarent ouvertement, ce qui est officiellement contraire et une véritable infraction aux articles de l'onu concernant la souveraineté des états, pourquoi il ne demande donc pas au conseil de l'(insécurité) de prendre des sanctions contre ces zarabies? Pourquoi Ban? tant de pourquoi...

    Ali Farhat

    17 h 17, le 19 juin 2012

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