Helen Assaf, l'interprète libanaise de la CPI arrêtée le 7 juin 2012 en Libye.
Une délégation de la Cour pénale internationale (CPI), dont une avocate australienne chargée de la défense d'un fils du colonel Kadhafi et l'interprète libanaise Helen Assaf, pourrait être libérée si la CPI s'excusait auprès de la Libye, a indiqué mardi Canberra.
L'affaire pourrait être dénouée si la CPI "publiait un communiqué prenant en compte les inquiétudes des autorités libyennes et présentait ses excuses pour des consultations inadaptées en matière de protocole et de procédure", a déclaré dans un communiqué le ministre australien des Affaires étrangères, qui s'est rendu en Libye lundi.
"Je suis confiant dans le fait que le gouvernement libyen et même les autorités à Zenten (où est détenue la délégation: ndlr) souhaitent que les quatre détenus soient libérés", a encore déclaré le ministre, Bob Carr, à la radio australienne ABC. "Et je pense, avec une confiance raisonnable, qu'avec des mots adéquats de la part de la Cour pénale internationale, elles (les autorités libyennes) répondront sans tarder", a-t-il ajouté.
Les quatre membres du personnel de la CPI, Me Melinda Taylor et ses collègues espagnol, russe et libanais, sont détenus depuis le 7 juin à Zenten (170 km au sud-ouest de Tripoli).
Ils étaient venus à Zenten rencontrer Seif al-Islam, détenu depuis son arrestation en novembre par une brigade d'anciens rebelles de cette ville. Le fils de l'ancien homme fort de Libye est recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité, mais Tripoli souhaite le juger elle-même.
Le 10 juin dernier, Ahmed Jehani, représentant de la Libye à la CPI, avait précisé que Melinda Taylor et Helen Assaf sont accusées d'"espionnage" et de "communication avec l'ennemi". "Melinda a été arrêtée parce qu'elle a été surprise en train d'échanger des documents avec l'accusé Seif al-Islam" et son interprète libanaise est considérée comme "complice", avait-il souligné.
Des documents "secrets" auraient été retrouvés dissimulés sur Helen Assaf, avait également rapporté The Tripoli Post dans son édition du 11 juin. "Les policiers ont également trouvé une caméra en possession de (l’interprète) qui est accusée d’avoir caché son identité en se présentant comme une infirmière", ajoutait l’hebdomadaire anglophone libyen. L’un des documents retrouvés sur Helen Assaf serait une lettre écrite par Mohammed Ismaïl, l’ancien responsable des renseignements libyens sous Mouammar Kadhafi, ajoutait The Tripoli Post, soulignant que l’homme est recherché par la justice libyenne.
L'affaire pourrait être dénouée si la CPI "publiait un communiqué prenant en compte les inquiétudes des autorités libyennes et présentait ses excuses pour des consultations inadaptées en matière de protocole et de procédure", a déclaré dans un communiqué le ministre australien des Affaires étrangères, qui s'est rendu en Libye lundi.
"Je suis confiant dans le fait que le gouvernement libyen et même les autorités à Zenten (où est détenue la délégation: ndlr) souhaitent que les quatre détenus soient libérés", a encore déclaré le ministre,...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine