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Moyen Orient et Monde - Succession

Un rajeunissement de la dynastie saoudienne est inévitable

Le roi Abdallah a choisi son demi-frère Salmane comme prince héritier.

Le prince Salmane ben Abdel Aziz, 76 ans, a une réputation de probité et il est considéré comme un arbitre respecté au sein de la famille royale. Ce demi-frère du roi Abdallah avait été nommé ministre de la Défense en octobre 2011, à la mort du prince Sultan. Né à Riyad en 1935, le prince Salmane avait été auparavant gouverneur de Riyad pendant près de cinquante ans.  Zainal Abd Halim/Reuters

Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a choisi hier son demi-frère Salmane, âgé de 76 ans, comme prince héritier en remplacement de Nayef ben Abdel Aziz, décédé en Suisse. Cette nomination est sans surprise et consacre la continuité à la tête de la dynastie des al-Saoud. Le monarque a nommé Salmane comme « prince héritier et vice-Premier ministre », tout en le maintenant au poste de ministre de la Défense, ont indiqué les médias saoudiens. Le choix du nouveau prince héritier ne semble pas avoir été soumis au « Conseil d’allégeance » établi en 2006 pour institutionnaliser le processus de transition. Le décret royal portant la nomination indique simplement que le roi Abdallah a fait son choix après avoir consulté le règlement intérieur de cette institution. Le roi a en même temps nommé le prince Ahmad ben Abdel Aziz, l’un de ses demi-frères également, au poste de ministre de l’Intérieur qu’occupait jusqu’à sa mort le prince Nayef.
Le décès du deuxième prince héritier en l’espace de huit mois illustre le vieillissement de la dynastie des al-Saoud et pose, selon les spécialistes, la question de son rajeunissement. « Le plus important est maintenant le passage à la prochaine génération de dirigeants, et il y a un groupe de candidats plus jeunes qui commencent à s’imposer », souligne Eleanor Gillespie, de la lettre confidentielle Gulf States Newsletter basée à Londres, qui vient de publier une liste des principales figures de cette nouvelle génération.
Jusqu’à présent, cinq des fils du roi Abdel Aziz se sont déjà succédé à la tête du pays depuis sa mort en 1953. Et 18 des fils du roi sont toujours en vie, selon des spécialistes, mais peu d’entre eux sont considérés comme d’éventuels futurs rois. Outre le prince Salmane, les plus en vue sont les princes Ahmad, vice-ministre de l’Intérieur, Megren, chef des renseignements, et Sattam, gouverneur de Riyad. Le passage à la génération des petits-fils du roi Abdel Aziz pourrait cependant exacerber les rivalités, car il faudrait choisir la lignée privilégiée parmi les fils du roi Abdel Aziz : ceux des défunts rois, comme Fayçal ou Fahd par exemple, ou du souverain actuel, selon les analystes. « Un autre problème est que certains des petits-fils sont plus âgés que les fils du roi Abel Aziz », relève l’analyste saoudien Jamal Khashoggi. Ainsi le gouverneur de La Mecque, le prince Khaled, fils du défunt roi Fayçal, est plus vieux que les princes Ahmad et Megren. Et Mme Gillespie prévient : « Il n’est pas acquis que les dirigeants de la génération des petits-fils soient plus ouverts à la réforme que la génération précédente. »
(Source : AFP)
Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a choisi hier son demi-frère Salmane, âgé de 76 ans, comme prince héritier en remplacement de Nayef ben Abdel Aziz, décédé en Suisse. Cette nomination est sans surprise et consacre la continuité à la tête de la dynastie des al-Saoud. Le monarque a nommé Salmane comme « prince héritier et vice-Premier ministre », tout en le maintenant au poste de ministre de la Défense, ont indiqué les médias saoudiens. Le choix du nouveau prince héritier ne semble pas avoir été soumis au « Conseil d’allégeance » établi en 2006 pour institutionnaliser le processus de transition. Le décret royal portant la nomination indique simplement que le roi Abdallah a fait son choix après avoir consulté le règlement intérieur de cette institution. Le roi a en même temps nommé le prince Ahmad ben...
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