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Liban

La LTA présente sa stratégie contre la corruption

À l’occasion du lancement de la campagne « il est temps de se réveiller », l’Association libanaise pour la transparence (LTA) a organisé un déjeuner de presse auquel de nombreux représentants des médias libanais ont
pris part.
Dans le discours qu’il a prononcé pour l’occasion, M. Gérard Zovighian, président de l’association, a remercié les organes de presse qui ont appuyé cette campagne, avant de rappeler que « depuis sa fondation en 1999, la LTA a été à la pointe de la lutte contre la corruption au Liban ». « Nos recherches, nos publications ainsi que nos recommandations de réformes font autorité en la matière, a-t-il ajouté, en citant à titre d’exemple, le rapport intitulé “Vers une stratégie nationale anticorruption” et celui de 2011
sur le “Système national d’intégrité” ». « Le premier conclut que l’absence de bonne gouvernance est étroitement liée au régime de partage des pouvoirs et des postes dans l’administration publique entre les communautés religieuses et le second couvre les 17 institutions et secteurs qui forment les piliers du système politique du pays, en tête desquels figurent les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, l’administration publique et les partis politiques », a-t-il expliqué. Ce document préconise des réformes spécifiques à chaque « pilier » dont la ratification de la Convention des Nations unies contre la corruption (UNCAC), la création d’un organisme national de lutte contre la corruption, la promulgation d’un règlement concernant l’accès à l’information et la défense des dénonciateurs des cas de corruption, ainsi que la réforme de la loi électorale, a poursuivi M. Zovighian.
Il a mis l’accent sur le fait qu’« en l’absence de volonté politique et d’un système judiciaire indépendant, les recommandations de l’Association et des autres acteurs concernés, y compris l’Association des parlementaires arabes contre la corruption (Arpac) sont malheureusement restées lettre morte ». « Les responsables politiques, a déploré M. Zovighian, continuent d’ignorer les appels de la société civile en faveur d’une moralisation et d’une meilleure gouvernance du secteur public. » « La corruption politique et administrative semble plus répandue que jamais : népotisme, clientélisme, enrichissement illicite, détournement de fonds publics, achats de voix : il ne se passe pas de semaine sans que les politiciens ne se lancent des accusations qui pourraient en premier lieu s’appliquer à eux-mêmes », a-t-il dit, en insistant sur le fait que ce sont les Libanais qui en paient le prix. Il a cité dans ce cadre une « série de scandales, depuis la démission récente d’un membre du Conseil supérieur de la magistrature soupçonné d’une grave affaire de corruption, l’affaire du mazout rouge acheté à prix subventionné et vendu au prix fort jusqu’à celle de la découverte de produits alimentaires périmés et avariés sur le marché en passant par le problème des constructions illicites sur le domaine public, sans oublier l’absence de transparence relative aux 11 milliards de dollars de dépenses publiques effectuées entre 2006 et 2011 ».
M. Zovighian a ensuite exposé la stratégie de la LTA pour les années à venir, en précisant que celle-ci s’articule autour de quatre axes : dénoncer plus vigoureusement et plus ouvertement les cas de corruption et leurs auteurs présumés, mobiliser d’avantage les citoyens, en particulier les jeunes derrière ce combat, collaborer plus étroitement avec les partenaires de la coalition anticorruption de la société civile pour promouvoir cette cause commune, capitaliser sur l’influence ainsi acquise afin d’exercer une pression plus efficace sur les pouvoirs publics et de faire aboutir les demandes de réformes.

« Il est temps
de nous réveiller »
Prenant à son tour la parole, Ibrahim Tabet, membre du conseil de la LTA, a présenté la campagne de communication qui sera lancée au cours des mois de juin et juillet 2012 grâce à l’appui de TL et des médias libanais. S’inscrivant dans le cadre de la campagne de communication globale de TL avec des adaptations au contexte local, elle est placée sous le thème : « Il est temps de nous réveiller ». Elle comprendra une campagne de publicité TV, presse et affichage pour laquelle des espaces gratuits des médias ont été obtenus, une autre de mailing et dans les réseaux sociaux visant à recueillir le maximum de signatures sur une pétition demandant au gouvernement d’appliquer la Convention des Nations unies contre la corruption (UNCAC), une activité terrain de diffusion de cette pétition à travers le réseau d’activistes dans les municipalités, la création d’un prix du journalisme d’investigation et d’un prix récompensant la meilleure vidéo anticorruption ciblant les étudiants des facultés de publicité des universités libanaises et l’organisation d’un dîner de gala afin de recueillir des fonds pour financer l’intensification et la poursuite de cette campagne.
Une manifestation est en outre prévue devant le Parlement pour la remise de la pétition aux députés.
Les interventions ont été clôturées par une brève présentation par Yahia Hakim puis par membre du Conseil de la convention des Nations unies contre la corruption, la projection d’un film sur les activités de l’association.
À l’occasion du lancement de la campagne « il est temps de se réveiller », l’Association libanaise pour la transparence (LTA) a organisé un déjeuner de presse auquel de nombreux représentants des médias libanais ont pris part.Dans le discours qu’il a prononcé pour l’occasion, M. Gérard Zovighian, président de l’association, a remercié les organes de presse qui ont appuyé cette campagne, avant de rappeler que « depuis sa fondation en 1999, la LTA a été à la pointe de la lutte contre la corruption au Liban ». « Nos recherches, nos publications ainsi que nos recommandations de réformes font autorité en la matière, a-t-il ajouté, en citant à titre d’exemple, le rapport intitulé “Vers une stratégie nationale anticorruption” et celui de 2011sur le “Système national d’intégrité” »....
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