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Nos lecteurs ont la parole

« Halleq ya Loubnan »

Samer AL-AMEEN
La Middle East Airlines présente sur ses vols un film qui se veut documentaire, un « jingle » plutôt, mal conçu par le chanteur libanais Hani el-Omari sous la forme d’un vidéoclip intitulé Halleq ya Loubnan, rendant hommage à la MEA, une icône dont nous sommes fiers, et au Liban. Un hommage dont la compagnie et le pays pourraient se passer. Tout ou presque y défile, depuis la station-service jusqu’à l’eau en bouteille, les hôtels, banques, agences de location de voitures, noisettes – en ai-je oublié ?...
Qu’il me soit permis de poser quelques questions. Est-ce cela le Liban ? Des milliers d’années d’histoire, de culture, nos écrivains, nos poètes, nos architectes, nos artistes toutes catégories, sans compter nos tycoons présents sous toutes les latitudes, toutes ces femmes, tous ces hommes illustres qui ont donné à notre pays son essence et sa saveur peuvent-ils être remplacés aussi aisément par une opération de marketing ? Et nous Libanais, devons-nous être réduits à la culture du « Hishik Bishik » ?
De plus, la MEA est une compagnie aérienne trilingue. Pourquoi dès lors un film uniquement dans un arabe incompréhensible pour les visiteurs étrangers ? Comment une vidéo musicale (qui me rappelle les années 70 de Télé-Liban, avec Captain Bob...) devient-elle un documentaire ?
Où sont les ministères de la Culture, de l’Éducation, du Tourisme ? Où est la Middle East Airlines, cette compagnie qui a réussi à relever un défi à l’échelle mondiale, à survivre dans un pays qui continue malgré tout à respirer la vie grâce à ses magnifiques saisons, à ses montagnes, à sa Méditerranée, grâce à son hospitalité légendaire, sa bonne table, la chaleur de ses habitants ?...
Il faut mettre le holà à la mode du médiocre car elle dégénère en décadence. Et c’est là que l’État est appelé à jouer le rôle de censeur. Un censeur intransigeant.

Samer AL-AMEEN
La Middle East Airlines présente sur ses vols un film qui se veut documentaire, un « jingle » plutôt, mal conçu par le chanteur libanais Hani el-Omari sous la forme d’un vidéoclip intitulé Halleq ya Loubnan, rendant hommage à la MEA, une icône dont nous sommes fiers, et au Liban. Un hommage dont la compagnie et le pays pourraient se passer. Tout ou presque y défile, depuis la station-service jusqu’à l’eau en bouteille, les hôtels, banques, agences de location de voitures, noisettes – en ai-je oublié ?...Qu’il me soit permis de poser quelques questions. Est-ce cela le Liban ? Des milliers d’années d’histoire, de culture, nos écrivains, nos poètes, nos architectes, nos artistes toutes catégories, sans compter nos tycoons présents sous toutes les latitudes, toutes ces femmes, tous ces hommes illustres qui...
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