De nouveaux combats meurtriers ont opposé hier soldats et rebelles en Syrie, faisant au moins 32 morts, selon la chaîne satellitaire al-Arabiya. À l’aube, des combats ont ainsi éclaté entre armée et insurgés dans la province d’Idleb, dans le district de Jabal el-Zawiya, un bastion de la rébellion qui a connu des affrontements parmi les plus violents depuis la militarisation de la révolte. Deux rebelles ont péri dans ces combats. Plusieurs localités d’Idleb ont aussi été bombardées dans la nuit par des chars, lance-roquettes et canons, a indiqué le Conseil national syrien (CNS). Des combats ont également été signalés dans la ville de Deraa, faisant plusieurs morts et blessés parmi les soldats, a ajouté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), sans plus de précisions. Sept civils ont par ailleurs été tués par les tirs des forces du régime dans les régions de Damas, d’Alep, de Homs et de Hama, selon la même source. Les forces de sécurité ont en outre bombardé la ville de Kfarzita.
Les rebelles syriens ont annoncé hier qu’ils n’étaient plus liés depuis vendredi par le cessez-le-feu théoriquement en vigueur, et qu’ils avaient lancé des attaques contre les forces gouvernementales pour « défendre le peuple » syrien. Selon l’OSDH, les insurgés ont tué 80 militaires au moins au cours du week-end, nouveau signe de l’escalade du conflit. « Au moins quatre à six points de contrôle dans le village d’Ariha ont été attaqués et détruits au cours des dernières 24 heures », a précisé Rami Adbelrahman, qui dirige l’OSDH. Des commandants de l’Armée syrienne libre (ASL) avaient averti qu’ils ne se sentiraient plus liés par le plan de paix de l’émissaire Kofi Annan en cas de poursuite des violences par les forces gouvernementales après une date butoir fixée à vendredi midi.
(Sources : agences
et rédaction)