Des centaines de curieux ont accouru sur les lieux du crash à Lagos, hier. Photo AFP
Hier, un avion de ligne avec à son bord 153 passagers s’est écrasé sur un quartier populaire de la capitale économique nigériane Lagos, ne laissant quasiment aucun espoir de retrouver des survivants. Aucun bilan n’était disponible en soirée, et les causes du crash de l’appareil, qui est venu heurter de plein fouet un immeuble de deux étages avant de s’embraser, n’étaient pas encore connues. L’avion de la compagnie Dana était en provenance de la capitale Abuja. Il s’est écrasé sur le quartier populaire d’Iju, à proximité de l’aéroport international dans le nord de la ville. Une épaisse fumée noire s’élevait dans le ciel depuis la zone du crash, où ont convergé secouristes, policiers et des centaines de curieux. La queue blanche de l’avion, arrachée du reste de la carlingue, était visible au milieu des décombres de maisons en feu, à côté d’un réacteur métallique déchiqueté. Les carcasses de plusieurs voitures calcinées jonchaient les rues alentour, parcourues par des habitants en pleurs ou paniqués.
La compagnie domestique Dana Air, qui jouit d’une réputation de sérieux sur le marché local, a débuté ses activités en novembre 2008 et elle est aujourd’hui l’une des principales compagnies nigérianes, alignant une flotte d’appareils de type MD-83, selon son site Internet. Ses avions relient quotidiennement, jusqu’à 27 vols par jour, les villes d’Abuja, Calabar, Lagos, Port Harcourt et Uyo.
À Accra
En outre, samedi soir, un avion-cargo nigérian a manqué son atterrissage à l’aéroport international d’Accra, capitale du Ghana, autre pays d’Afrique de l’Ouest, percutant un minibus et tuant dix occupants du véhicule. Les quatre membres de l’équipage, dont les deux pilotes du Boeing 727 de la compagnie Allied Air en provenance de Lagos, ont survécu à l’accident. La police ghanéenne a dû, hier, contenir une foule de curieux accourue sur le lieu de l’accident. Les secours, la police et les pompiers avaient bouclé dès samedi soir les accès à l’endroit. Aucune catastrophe aérienne n’a été enregistrée ces dernières années au Ghana. Le vice-président ghanéen, John Dramani Mahama, a promis une enquête approfondie.
(Source : AFP)

