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Liban - Développement

À Tripoli, une technique nouvelle pour une meilleure planification de la ville

Le programme Art Gold relevant du PNUD a inauguré en début de semaine la première phase d’un projet consistant à informatiser les données relatives à tous les quartiers des rues de Tripoli et cela, parallèlement à une conférence internationale qui a été clôturée hier à Beyrouth.

Giovanni Camileri et Najat Rochdi sont venus spécialement de Genève pour prendre part à la conférence.

La coopération et le transfert du savoir-faire entre collectivités territoriales du Nord et du Sud : tel est l’objectif du projet Art Gold, relevant du PNUD, qui a vu le jour en 2004, et dont le Liban bénéficie depuis 2006, juste après la guerre de juillet.
« Le projet avait été lancé au Liban pour venir en aide aux localités touchées par les bombardements. Aujourd’hui, plus de 300 collectivités locales, villes, bourgs et villages profitent d’un partenariat avec des villes situées en Europe, notamment en Espagne, en Italie, en France et en Belgique et qui sont en tout au nombre de 180 travaillant en partenariat avec les localités libanaises ». C’est ce qu’a expliqué, dans un entretien avec L’Orient-Le Jour, Najat Rochdi directrice adjointe du bureau du PNUD à Genève.
« Ce sont particulièrement des villes européennes, bordées par la Méditerranée, qui ont pris part au projet au Liban. Cela est évident si l’on prend en considération les raisons géopolitiques », souligne de son côté Giovanni Camilleri, coordinateur international d’Art Gold, dont le siège est à Genève.
« Ce projet a été conçu pour encourager la coopération entre les collectivités locales qui n’ont jamais joué un rôle spécifique dans la coopération internationale », a-t-il dit, notant qu’elles « peuvent représenter une valeur ajoutée en matière d’expérience et de savoir-faire ».
« Au Liban, en 2006, ce sont les zones touchées par les bombardements israéliens qui ont profité en premier du projet. Les autres régions ont suivi et cela afin de ne pas créer un déséquilibre entre les divers secteurs du pays », a-t-il poursuivi, ajoutant qu’on « travaille selon les besoins des villes, il n’y a pas des donateurs et des bénéficiaires, mais des moukhtars qui ont les mêmes priorités. »
« Actuellement des villes du Kosovo et d’Albanie sont en contact avec des localités libanaises pour savoir comment elles ont pu gérer des dossiers relatifs à plusieurs points concernant le développement », a noté, de son côté, Mme Rochdi.
Se penchant sur ISI-Med, elle a expliqué que « c’est un programme signé Art Gold, soit la création d’une société d’information pour la Méditerranée. C’est dans ce contexte que le projet de GIS (Système d’information géographique) informatisant – dans le cas de Tripoli – les rues et les quartiers de la ville et les reliant ainsi à la municipalité a été mis en place. C’est une stratégie de communication au service du citoyen ».
« La mise en place d’un tel système permet de mieux répertorier les adresses de la ville, d’adopter une meilleure planification, d’assurer de bons services aux habitants. Cela peut servir par exemple à mieux collecter les ordures, la municipalité sachant combien de maisons se trouvent dans telle ou telle rue ou encore à l’adoption d’un plan efficace de transports en commun. Le GIS est utilisé dans divers domaines, notamment pour promouvoir l’écotourisme, améliorer le travail de la municipalité et avoir une meilleure planification de la ville », a-t-elle souligné en conclusion.
L’initiative ISI-Med est mise en place par le PNUD, conjointement avec le Centre marseillais pour l’intégration méditerranéenne.
La coopération et le transfert du savoir-faire entre collectivités territoriales du Nord et du Sud : tel est l’objectif du projet Art Gold, relevant du PNUD, qui a vu le jour en 2004, et dont le Liban bénéficie depuis 2006, juste après la guerre de juillet.« Le projet avait été lancé au Liban pour venir en aide aux localités touchées par les bombardements. Aujourd’hui, plus de 300 collectivités locales, villes, bourgs et villages profitent d’un partenariat avec des villes situées en Europe, notamment en Espagne, en Italie, en France et en Belgique et qui sont en tout au nombre de 180 travaillant en partenariat avec les localités libanaises ». C’est ce qu’a expliqué, dans un entretien avec L’Orient-Le Jour, Najat Rochdi directrice adjointe du bureau du PNUD à Genève. « Ce sont particulièrement des...
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