La réunion mensuelle, hier, des évêques maronites à Bkerké. Photo Émile Eid
Selon le communiqué publié à l’issue de la réunion, les évêques réunis ont commencé par saluer les efforts du patriarche Raï pour consolider la présence des maronites dans le monde à travers ses tournées au Mexique, au Canada et aux États-Unis, tout en poussant les Libanais de l’émigration à inscrire leurs enfants aux consulats libanais. Les évêques ont aussi rejeté catégoriquement les tentatives d’entraîner le Liban dans une nouvelle guerre par le biais d’une violence qui se déplace d’une région à l’autre, et à travers la mobilisation confessionnelle et politique. Le Conseil des évêques rappelle que le Liban a besoin de tous ses fils qui le constituent sur la base de l’unité, de la justice, de la participation et de la communauté de sort. Or, cela ne peut se faire,selon eux, qu’à travers l’attachement réel, et non seulement verbal, à la coexistence et aux institutions étatiques, l’État étant l’ultime recours pour tous et le cadre idéal pour la solution des conflits.
Les évêques suivent avec inquiétude la situation économique et sociale qui menace de se transformer en véritable catastrophe, avec la hausse de la dette publique qui prive les citoyens de services élémentaires importants et en fait des proies pour l’injustice sociale. Face à cette réalité, les évêques appellent à l’adoption d’une politique économique nationale basée sur des critères d’humanité, de justice et de transparence.
Les évêques mettent en garde contre toute division au sujet de l’action de l’armée et des services de sécurité. Le fait de s’en prendre à leur unité et à leur rôle, disent-ils, est une aventure dangereuse qui menace l’unité nationale ainsi que le dispositif de protection sécuritaire, qu’il détourne de son objectif. Les évêques invitent la classe politique à écarter l’armée du jeu politique et à éviter de lui donner des colorations confessionnelles, ce qui pourrait mettre en cause sa crédibilité auprès des citoyens.
Dans ce climat, les évêques demandent à tous ceux qui ont une influence sur la situation libanaise d’écouter la voix de la conscience nationale et humaine, de placer l’intérêt du Liban uni au-dessus de tous les autres intérêts et de préserver la dignité du peuple en répondant à l’invitation au dialogue du président de la République sans conditions préalables. Enfin, à la période de la Pentecôte et à la fin du mois de Marie, les évêques invitent les fidèles à se recueillir et à prier pour leur Église et pour leur patrie.


Ce que tu dis est vrai. C'est exactement ce que je disais aussi. Les changements sur les terrains, pas seulement les Holsters. Bonne nuit
15 h 53, le 01 juin 2012