Naoto Kan reconnaît la responsabilité de l’État dans le drame de Fukushima, mais plaide sa cause
L’ex-Premier ministre japonais Naoto Kan, en poste au moment de la catastrophe nucléaire de Fukushima, a reconnu hier la responsabilité de l’État dans ce drame, mais défendu la façon dont il a géré la crise tout en admettant quelques cafouillages. M. Kan témoignait devant une commission d’enquête parlementaire indépendante, après avoir été mis en cause dans le contrôle de cet accident atomique majeur déclenché à la centrale Fukushima Daiichi par le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon le 11 mars 2011. La commission d’enquête parlementaire indépendante, qui tenait hier sa 16e session, doit remettre ses conclusions au mois de juin.
Soudans
Reprise aujourd’hui des discussions pour écarter le risque de guerre
Le Soudan et le Soudan du Sud doivent reprendre aujourd’hui à Addis-Abeba des négociations interrompues depuis des combats ayant mis les deux voisins au bord d’un conflit généralisé début avril en raison des différends accumulés depuis l’indépendance du Sud en juillet dernier. Mais si les combats les plus violents ont depuis cessé, les deux parties continuent de s’accuser mutuellement d’actions militaires sur le sol de l’autre. Les principaux sujets de contentieux sont la délimitation de la frontière commune, le partage des revenus pétroliers et le statut de plusieurs zones contestées.
Italie
L’université de Bari évacuée après une alerte à la bombe
La police italienne a évacué hier l’université de Bari, dans les Pouilles, à la suite d’un appel anonyme annonçant la présence d’une bombe dans les locaux. Depuis la mort, le 19 mai, d’une lycéenne de 16 ans dans un attentat perpétré devant un lycée professionnel de Brindisi, une autre localité des Pouilles, de fréquentes alertes à la bombe sont signalées en Italie. Le pays, en récession depuis près d’un an, est confronté à une montée des tensions sociales. Plusieurs attentats ont visé ce mois-ci des perceptions et d’autres symboles de la politique d’austérité, ravivant les craintes d’une résurgence de la violence extrémiste qui a ensanglanté le pays dans les années 1970 et 1980.
Wikileaks
La saga judiciaire d’Assange au Royaume-Uni touche à sa fin
La Cour suprême britannique se prononce demain sur l’extradition de Julian Assange, épilogue d’une saga judiciaire de près de 18 mois au Royaume-Uni qui ne laissera plus au créateur de WikiLeaks d’autre recours que la justice européenne. Depuis qu’il a été interpellé en décembre 2010 à Londres et assigné à résidence en Grande-Bretagne, l’Australien a cherché par tous les moyens à échapper au mandat d’arrêt de la Suède dans une affaire de viol et d’agressions sexuelles, clamant son innocence. Si la Cour donne son feu vert, Julian Assange peut être extradé sous dix jours. Il peut aussi décider de saisir la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg.

