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Moyen Orient et Monde - Serbie

Belgrade maintiendra le cap vers l’UE avec Nikolic comme président

Tomislav Nikolic, le nouveau président serbe. Marko Djurica/Reuters

L’élection surprise à la tête de la Serbie du nationaliste Tomislav Nikolic n’entravera pas sa marche vers l’Union européenne, quelle que soit la majorité qui va gouverner, notent des analystes. « Je crois que M. Nikolic va continuer la seule politique réaliste, celle menée par Boris Tadic », son prédécesseur pro-européen vaincu au deuxième tour de la présidentielle dimanche, a affirmé le sociologue Jovo Bakic, poursuivant que « le chemin de l’intégration dans l’UE a été tracé (...), rien d’inquiétant ne devrait intervenir ».
Dès l’annonce de sa victoire qui a contredit tous les sondages, M. Nikolic, un populiste reconverti en pro-européen après avoir longtemps contesté une telle option pour son pays, a tenu à rassurer Bruxelles. « La Serbie maintiendra sa voie européenne », a-t-il déclaré.
Tomislav Nikolic a remporté le deuxième tour de l’élection présidentielle avec 49,55 % des voix, selon les résultats quasi définitifs annoncés hier par la commission électorale centrale. Son adversaire, le président sortant, a obtenu 47,30 %, selon des résultats portant sur le dépouillement des bulletins dans 99,34 % des quelque 8 000 bureaux de vote, a-t-on ajouté de même source.
Le président de l’UE, Herman Van Rompuy, et celui de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont salué l’élection de M. Nikolic y voyant « un signal très clair » en faveur de la poursuite de la politique européenne de Belgrade. « La perspective européenne de la Serbie est très concrète », ont-ils souligné en appelant à la poursuite des réformes.
De son côté, l’analyste politique, Djordje Vukovic, a également estimé que M. Nikolic ne changera pas l’orientation européenne de son pays. « Il ira à Bruxelles pour essayer de trouver un langage politique commun avec les principaux membres de l’UE », a-t-il dit. M. Nikolic va « essayer de parler à l’Allemagne et à la France » bien qu’il ait été prorusse par le passé et qu’il entend entretenir à l’avenir des bonnes relations avec Moscou, a ajouté M. Vukovic.
À Belgrade, les partis politiques se préparaient à des négociations laborieuses pour la formation d’une majorité gouvernementale. L’élection de M. Nikolic place plus que jamais le Parti socialiste (SPS) du vice-Premier ministre sortant Ivica Dacic en position de faiseur de rois et complique la mise en place rapide d’une nouvelle majorité. Pour assurer à son Parti serbe de Progrès (SNS), qui détient le plus grand nombre d’élus, 73 sur 250, la possibilité de gouverner le pays, M. Nikolic devra briser l’alliance convenue à l’issue des élections générales du 6 mai entre le SPS et le Parti démocrate (DS) de Boris Tadic.
Deuxième et troisième force parlementaire, les démocrates de M. Tadic et les socialistes ont annoncé l’intention de poursuivre leur alliance, après avoir exercé le pouvoir ces quatre dernières années.
Mais M. Dacic a noté que la victoire de M. Nikolic avait changé la donne.

(Source : AFP)
L’élection surprise à la tête de la Serbie du nationaliste Tomislav Nikolic n’entravera pas sa marche vers l’Union européenne, quelle que soit la majorité qui va gouverner, notent des analystes. « Je crois que M. Nikolic va continuer la seule politique réaliste, celle menée par Boris Tadic », son prédécesseur pro-européen vaincu au deuxième tour de la présidentielle dimanche, a affirmé le sociologue Jovo Bakic, poursuivant que « le chemin de l’intégration dans l’UE a été tracé (...), rien d’inquiétant ne devrait intervenir ».Dès l’annonce de sa victoire qui a contredit tous les sondages, M. Nikolic, un populiste reconverti en pro-européen après avoir longtemps contesté une telle option pour son pays, a tenu à rassurer Bruxelles. « La Serbie maintiendra sa voie européenne », a-t-il...
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