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Irak : L'ancien archevêque de Mossoul croit au "vivre-ensemble islamo-chrétien"

L'ancien archevêque de Mossoul (Irak), Mgr Georges Casmoussa, brièvement enlevé et menacé de mort en Irak en 2005, a déclaré lundi à Paris qu'il croirait "jusqu'au bout" au "vivre-ensemble islamo-chrétien" dans son pays.

 

Lors d'une conférence de presse au siège de l'épiscopat français, où il présentait son livre d'entretiens intitulé "Jusqu'au bout" (Ed. Nouvelle Cité), Mgr Casmoussa s'est exprimé sur son engagement de chrétien en terre d'Orient.

"Il faut des Don Quichotte qui se battent contre les moulins à vent, des résistants qui luttent pour que les chrétiens soient reconnus comme des citoyens égaux en droits. Il ne s'agit pas d'une revendication, mais d'une exigence", a-t-il dit.

 

Aujourd'hui auxiliaire du Patriarche Ignace-Youssef III Younan au Liban, Mgr Casmoussa a souligné que "c'est l'absence de reconnaissance de leurs droits en tant que citoyens qui pousse les jeunes et leurs familles à quitter l'Irak".

"Mais, à avoir peur", a-t-il déclaré, "on ne gagne rien en contrepartie. En Irak, la chrétienté a 2.000 ans. L'Irak est notre pays, notre patrie, notre histoire".

 

Pour autant, celui qui fut archevêque de Mossoul, au nord de l'Irak, comprend "qu'on souhaite aller ailleurs quand on se sent menacé. Le premier des droits, c'est la sécurité", a-t-il rappelé, alors que les discriminations contre les chrétiens ont même gagné le nord du pays fin 2011.

 

Selon l'organisation Hammourabi des Droits de l'Homme, relève-t-il dans son livre d'entretiens, quelque 900 chrétiens ont été tués, près de 200 ont été enlevés, torturés et relâchés contre des rançons exorbitantes.

"Depuis 2003", souligne Mgr Casmoussa, "nous sommes passés de 750.000 chrétiens à 400.000 à peine. A Mossoul, il y avait quelque 30.000 chrétiens, il n'en reste plus qu'environ 12.000. Les confiscations de nos terres au profit des musulmans se poursuivent".

 

Pourtant, il "refuse de ne voir que des fondamentalistes chez les musulmans, ou un groupe d'extrémistes. Ce serait injuste et ce serait faux. En outre beaucoup de penseurs musulmans sont des modérés".

 

L'ancien archevêque de Mossoul (Irak), Mgr Georges Casmoussa, brièvement enlevé et menacé de mort en Irak en 2005, a déclaré lundi à Paris qu'il croirait "jusqu'au bout" au "vivre-ensemble islamo-chrétien" dans son pays.
 
Lors d'une conférence de presse au siège de l'épiscopat français, où il présentait son livre d'entretiens intitulé "Jusqu'au bout" (Ed. Nouvelle Cité), Mgr Casmoussa s'est exprimé sur son engagement de chrétien en terre d'Orient.
"Il faut des Don Quichotte qui se battent contre les moulins à vent, des résistants qui luttent pour que les chrétiens soient reconnus comme des citoyens égaux en droits. Il ne s'agit pas d'une revendication, mais d'une exigence", a-t-il dit.
 
Aujourd'hui auxiliaire du Patriarche Ignace-Youssef III Younan au Liban, Mgr Casmoussa a souligné que "c'est l'absence de...