Il place ses plus grands espoirs dans l’élection présidentielle égyptienne, à partir du 23 mai, dont il attend « un changement radical dans l’approche de la cause palestinienne car l’Égypte est le facteur qui l’affecte négativement ou positivement ». Refusant d’exprimer sa préférence pour tel ou tel candidat, islamiste ou non, le dirigeant du Hamas affirme que « la cause palestinienne figure, après la mise en ordre de la situation intérieure, dans les priorités de tous les concurrents ». « Nous espérons toujours que le futur régime égyptien adoptera la position populaire palestinienne davantage que la position officielle de l’Autorité palestinienne » du président Mahmoud Abbas, ajoute-t-il.
Il croit néanmoins encore à la formation d’un gouvernement palestinien provisoire non partisan, comme le prévoit l’accord de réconciliation avec le Fateh de M. Abbas. « Le retard de la réconciliation a provoqué une grande frustration dans la population palestinienne », déplore-t-il. « Il est vrai qu’il y aura des gens satisfaits et d’autres mécontents de la fin du gouvernement » du Hamas à Gaza en cas d’application de l’accord, reconnaît-il, « mais en fin de compte, c’est l’intérêt du peuple, de notre mouvement et du Fateh d’être unis et de ne pas avoir de division donnant prétexte aux Arabes et aux autres pour serrer les cordons de la bourse ».
Il concède que la gestion de Gaza par le Hamas depuis juin 2007 « n’est pas irréprochable et beaucoup d’erreurs ont été commises et d’engagements non tenus », mais rappelle qu’il a subi « un siège sévère et une série de crises » et survécu « aux plans pour le renverser, de la part des frères du Fateh ou de l’ennemi sioniste, ainsi qu’au boycottage diplomatique international ». « Le Hamas a des relations officielles avec des pays européens non membres de l’Union européenne et des contacts semi-officiels avec la plupart des États membres de l’Union européenne », confirme-t-il à ce sujet.
(Source : AFP)


Encore une fois, sous le parrainage de l'Egypte, est réaffirmée et renouvelée la réconciliation palestinienne. Demain le régime iranien sabotera encore une fois cette réconciliation, comme il l'a encore fait il y a près de trois mois, lorsque le Guide suprême de l'Iran, Khamenei, a invité Ismail Haniyé à Téhéran et s'est entretenu personnellement avec lui. Et dire que ce régime iranien prétend être le champion du soutien de la cause du peuple palestinien !!
05 h 25, le 21 mai 2012