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Moyen Orient et Monde - Libye

Décès d’al-Megrahi, l’agent mis en cause pour Lockerbie

Abdel Basset al-Megrahi dans une image datée du 20 août 2009, le jour de sa libération de prison. Photo AFP

Abdel Basset al-Megrahi, l’ancien agent de renseignements libyen mis en cause dans l’attentat à la bombe de Lockerbie (Écosse) qui fit 270 morts le 21 décembre 1988, est décédé hier à son domicile de Tripoli, a annoncé son frère Abdel Hakim. Il était âgé de 60 ans. L’homme, qui souffrait d’un cancer de la prostate depuis plusieurs années, avait été condamné le 31 janvier 2001 par la justice écossaise à la prison à vie. Le 20 août 2009, les juges écossais avaient fait droit à une demande de libération pour raisons humanitaires, les médecins assurant à l’époque qu’il n’avait plus que trois mois à vivre. L’homme était alors rentré en Libye, où le régime du colonel Mouammar Kadhafi lui avait fait un accueil triomphal. Sa libération avait été critiquée aux États-Unis par les familles des victimes de Lockerbie.
D’après le récit de son frère, Megrahi se trouvait dans un tel état de faiblesse qu’il n’a pas pu émettre un seul mot sur son lit de mort. « Il luttait contre la maladie depuis des mois maintenant (...) et son état de santé s’était considérablement dégradé la nuit dernière », a raconté son frère.
L’attentat à la bombe de Lockerbie avait visé un Boeing de la Pan Am reliant Londres à New York. Les 259 personnes présentes à bord de l’appareil étaient décédées, de même que onze autres au sol dans cette petite localité écossaise. Megrahi a toujours protesté de son innocence. « Nous voulons que le monde sache qu’il était innocent », a déclaré le frère du défunt.
(Source : Reuters)
Abdel Basset al-Megrahi, l’ancien agent de renseignements libyen mis en cause dans l’attentat à la bombe de Lockerbie (Écosse) qui fit 270 morts le 21 décembre 1988, est décédé hier à son domicile de Tripoli, a annoncé son frère Abdel Hakim. Il était âgé de 60 ans. L’homme, qui souffrait d’un cancer de la prostate depuis plusieurs années, avait été condamné le 31 janvier 2001 par la justice écossaise à la prison à vie. Le 20 août 2009, les juges écossais avaient fait droit à une demande de libération pour raisons humanitaires, les médecins assurant à l’époque qu’il n’avait plus que trois mois à vivre. L’homme était alors rentré en Libye, où le régime du colonel Mouammar Kadhafi lui avait fait un accueil triomphal. Sa libération avait été critiquée aux États-Unis par les familles des...
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