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À La Une - Liban

Malgré l'armée, les combattants maintiennent la tension à Tripoli

Mawlaoui ,toujours en détention, sera de nouveau interrogé mardi par le juge d'instruction.

Vue générale des deux quartiers rivaux de Bab el-Tebbaneh et de Jabal Mohsen. Omar Ibrahim/ Reuters

Trois personnes ont été blessées vendredi dans de nouveaux combats entre sunnites et alaouites à Tripoli, ont affirmé à l'AFP un responsable des services de sécurité et une source médicale.

Le responsable a indiqué qu'en début de soirée au moins quatre obus et grenades étaient tombés sur les quartiers de Bab al-Tebbaneh (majoritairement sunnite et hostile au régime syrien) et de Jabal Mohsen (à majorité alaouite pro-régime).

 

Un peu plus tôt, une bombe , lancée depuis Jabal Mohsen a explosé, à proximité de la mosquée al-Nasseri, rue de Syrie, au passage du député du Bloc du futur, Mohammad Kabbara, sans faire de victimes, a rapporté la chaîne télévisée LBC.

 

Hier jeudi, "des affrontements intermittents à la roquette et à la mitrailleuse se sont déroulés à partir de 4h du matin" entre les deux quartiers rivaux, selon un responsable sécuritaire cité hier par l’AFP, précisant que des maisons ont été brûlées. L’armée a tiré en direction des miliciens, mais a dû se replier légèrement sur la rue de Syrie qui sépare les deux quartiers. Vers midi, la situation s’est calmée malgré quelques tirs sporadiques, en provenance de francs-tireurs. Mais l’armée a pu repérer les origines des tirs, selon la chaîne MTV. En soirée, des informations de l’agence nationale ont fait état de l’arrêt total des tirs des francs-tireurs.

 

Les commerces de la ville sont restés fermés et l’activité paralysée. Les travaux de l’Électricité du Liban (EDL) ont été suspendus.

Par ailleurs, le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Sakr Sakr, a rejeté, vendredi, la demande de libération de l'islamiste Chadi Mawlaoui pour poursuivre l'enquête sur les accusations de "lien avec une organisation terroriste" portées contre lui, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Une nouvelle audience a été fixée à mardi prochain, selon la même source.

 

L’arrestation samedi dernier du jeune homme a provoqué la fureur des islamistes de Tripoli, entraînant des affrontements meurtriers entre habitants des quartiers de Bab el-Tebbaneh, majoritairement sunnite et hostile au régime syrien, et de Jabal Mohsen, alaouite et pro-Assad. Ces heurts ont fait douze morts et plus de 50 blessés en six jours.

 

Le frère de Chadi Mawlaoui avait promis, jeudi, une escalade des violences si ce dernier n’était pas remis en liberté vendredi après-midi. Néanmoins, les organisations islamistes ont décidé de s'abstenir de toute réaction vis-à-vis du maintien de Mawlaoui en détention. Les manifestants se sont contentés de bloquer les routes menant à la place Abdel Hamid Karamé (à Tripoli) pour la prière du vendredi.

 

Notons que les manifestants salafistes poursuivent leur campement sur la place de la Lumière, au centre de Tripoli, en attendant les développements de l’enquête avec Chadi Mawlaoui.

 

L'islamiste Chadi Mawlaoui.

 

Face à un éventuel regain de tension, l'armée a renforcé ses mesures de sécurité et mis en place plusieurs postes de contrôle à Tripoli, mais également au Akkar. Pendant la journée de jeudi, des unités de l’armée et des FSI se sont déployées massivement dans les rues et les places de la capitale du Nord afin de faire cesser définitivement les échanges de tirs.

 

Le mufti de Tripoli et du Liban-Nord, cheikh Malek Chaar, a pour sa part affirmé avoir émis une fatwa (décret religieux) interdisant l’utilisation des armes contre les concitoyens libanais, a-t-on appris de sources médiatiques. Le mufti Chaar, qui a dénoncé les violences meurtrières à Tripoli, s’est dit "soulagé" depuis le déploiement de l’armée dans la grande ville du nord.

 

De son côté, le président Michel Sleiman s’est dit, vendredi, satisfait des mesures de sécurité prises par l’armée à Tripoli, a annoncé le bureau de presse de la présidence dans un communiqué. M. Sleiman a contacté le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwaji, pour s’enquérir de la situation sur le terrain et des mesures prises par les forces de l’ordre afin de "préserver la sécurité, la stabilité et la paix civile", selon la même source.

 

Les affrontements entre des habitants de Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen ont fait depuis samedi dix morts et des dizaines de blessés lors d'affrontements quasi quotidiens.

Le Premier ministre libanais Najib Mikati a exprimé mercredi son inquiétude quant aux répercussions de la crise syrienne."Le feu couve sous les cendres", a-t-il dit lors d'un conseil des ministres, affirmant qu'il n'était "pas rassuré".

 

Trois personnes ont été blessées vendredi dans de nouveaux combats entre sunnites et alaouites à Tripoli, ont affirmé à l'AFP un responsable des services de sécurité et une source médicale.Le responsable a indiqué qu'en début de soirée au moins quatre obus et grenades étaient tombés sur les quartiers de Bab al-Tebbaneh (majoritairement sunnite et hostile au régime syrien) et de Jabal Mohsen (à majorité alaouite pro-régime).
 
Un peu plus tôt, une bombe , lancée depuis Jabal Mohsen a explosé, à proximité de la mosquée al-Nasseri, rue de Syrie, au passage du député du Bloc du futur, Mohammad Kabbara, sans faire de victimes, a rapporté la chaîne télévisée LBC.
 
Hier jeudi, "des affrontements intermittents à la roquette et à la mitrailleuse se sont déroulés à partir de 4h du matin" entre les deux...
commentaires (2)

Certains vendus, perchés sur les hauteurs de Tripoli, et à l'origine douteuse, sont ceux qui provoquent depuis des années les habitants de la ville. Les coups de canons et les roquettes vont dans un seul sens sur la ville, l'autre sens se défend avec des pistolets et des kalas. On veut provoquer de plus grandes déflagrations pour donner du poids aux fausses accusations d'autrui. Le complot contre Tripoli aujourd'hui est de provoquer les Salafistes ( une très très très petite minorité à Tripoli ) pour les faire repliquer, et crier que Tripoli est Kandahar, pour légaliser les armes de certains, pour annuler les législatives et charger l'annulation sur le dos des Tripolitains, et... donner des excuses aux étrangers, et...rester comme gouvernement, de transition ou autre, faute d'élections possibles. LE COMPLOT EST DE TAILLE !

SAKR LEBNAN

14 h 57, le 18 mai 2012

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Commentaires (2)

  • Certains vendus, perchés sur les hauteurs de Tripoli, et à l'origine douteuse, sont ceux qui provoquent depuis des années les habitants de la ville. Les coups de canons et les roquettes vont dans un seul sens sur la ville, l'autre sens se défend avec des pistolets et des kalas. On veut provoquer de plus grandes déflagrations pour donner du poids aux fausses accusations d'autrui. Le complot contre Tripoli aujourd'hui est de provoquer les Salafistes ( une très très très petite minorité à Tripoli ) pour les faire repliquer, et crier que Tripoli est Kandahar, pour légaliser les armes de certains, pour annuler les législatives et charger l'annulation sur le dos des Tripolitains, et... donner des excuses aux étrangers, et...rester comme gouvernement, de transition ou autre, faute d'élections possibles. LE COMPLOT EST DE TAILLE !

    SAKR LEBNAN

    14 h 57, le 18 mai 2012

  • Un chantage politique qui dure dans Tripoli qui ressemble de plus en plus à Kandahar paradis des salafistes. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    08 h 02, le 18 mai 2012

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