Des dizaines de bars et débits sans licence ont récemment fermé. Parmi eux des tavernes datant de l’Algérie française, avant 1962. Pourtant, dans ce pays presque entièrement musulman, nombreux sont ceux qui s’affirment laïcs. « À ce rythme, seule une poignée d’hôtels servira encore de l’alcool légalement », affirme Liamine, étudiant en ingénierie, en commandant une tournée pour ses copains assis autour d’une table. « La bière y est si chère que seuls ceux qui l’interdisent pourront se la payer », lance-t-il ironique. « C’est ça le problème de la prohibition à l’algérienne, Al Capone et les flics, ce sont les mêmes ici », dit-il en éclatant de rire.
Le chiffre d’affaires du vin produit par l’État, de loin le plus grand producteur du pays, avoisine les 150 millions de dollars. Les pressions contre l’alcool ont commencé en 2006. Un ministre islamiste du Commerce avait alors restreint l’octroi et le renouvellement des licences. Toutefois, pour chaque bar fermé par les autorités, plusieurs autres, illégaux, ouvrent. Selon Ali Hamani, président de l’Association des producteurs de boissons, la consommation d’alcool a augmenté de 10 % l’an dernier.
(Source : AFP)


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