En fin de journée, l’armée de l’air yéménite a lancé deux raids aériens visant des positions d’el-Qaëda proches de Loder, ville de la province d’Abyane, faisant 16 morts et 14 blessés parmi les membres du réseau, selon un porte-parole des supplétifs de l’armée, les Comités de résistance populaire. Au sol, les soldats, estimés par une source militaire à environ 20 000 après l’acheminement de renforts, tentent de regagner le contrôle des villes de Zinjibar et Jaar dans la province d’Abyane, tenues par le réseau depuis 2011.
L’offensive, lancée le 12 mai, est la plus large menée contre el-Qaëda dans la péninsule Arabique (AQPA), qui opère sous l’appellation des « Partisans de la charia » dans le sud du Yémen, et traduit l’engagement du nouveau président, Abd Rabbo Mansour Hadi, à combattre le réseau extrémiste.
Selon des diplomates occidentaux à Sanaa, des experts américains conseillent l’armée dans ces combats, et certains d’entre eux se trouvent dans la base aérienne d’al-Anad, proche de la zone des affrontements. Des drones américains ont en outre visé des membres d’el-Qaëda ces derniers jours dans le sud et l’est du pays, alors que des témoins ont fait état de la participation d’unités navales américaines aux bombardements. Cette participation n’a pas pu être confirmée de source officielle.
Parallèlement à ce soutien militaire, le président américain Barack Obama a signé un décret instaurant le principe de sanctions contre les personnes et entités qui menaceraient la stabilité du Yémen, a annoncé hier son porte-parole, Jay Carney. « Ce décret permettra aux États-Unis de prendre des mesures contre ceux qui essaient de saper la transition du pouvoir au Yémen, et la volonté de changement clairement énoncée par les Yéménites », a précisé M. Carney. « Le président a pris cette mesure parce qu’il pense que les aspirations légitimes des Yéménites, outre les problèmes humanitaires et de sécurité urgents, ne peuvent pas être traités si le progrès politique s’interrompt », a-t-il ajouté. Le décret signé par M. Obama instaure le principe de sanctions, comme la saisie de biens aux États-Unis, mais ne nomme pas de personnes ou d’entités.
(Source : AFP)


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