A plus de 50 mètres alentour du lieu des attentats, les façades des bâtiments sont toutes éventrées, les routes défoncées. SANA/
Une main, une jambe, un visage broyé : à Damas, après le double attentat, les secouristes remplissent des sacs en nylon avec des restes humains éparpillés et des Syriens errent, hébétés par la vision des cadavres carbonisés.
Au milieu des voitures encore fumantes, certains cherchent leurs proches, une vieille femme arrive, affolée, les mains levées vers le ciel.
"Pauvre Syrie, pauvres de nous", lance un homme. "Mon cousin... Je veux savoir ce qui est arrivé à mon cousin", crie un autre.
"On n'a jamais connu ça de notre vie!" s'exclame un homme, qui a survécu à l'attentat le plus meurtrier depuis le début de la révolte populaire en Syrie il y a 14 mois.
Le photographe de l'AFP, sur place, a vu "un petit cerveau, celui d'un enfant peut-être, baignant dans une flaque de sang".
A plus de 50 mètres alentour, les façades des bâtiments sont toutes éventrées, les routes défoncées. Partout, des voitures dont la carrosserie a fondu, des bus éventrés, des arbres abattus au bord de la route creusée de profonds cratères.
En tout, 55 personnes auraient péri dans les explosions survenues à une heure de pointe.
Au beau milieu de cette scène de désolation, un homme s'écrie : "C'est ça la liberté que vous voulez? Des élèves allant à leurs écoles et des employés à leur travail ont péri", faisant allusion à la contestation populaire.
"Ce sont les cadeaux de (Recep Tayyip) Erdogan et de Hamad (Ben Khalifa al-Thani)", le Premier ministre turc, et l'émir du Qatar. "Ils assassinent les enfants, les vieillards et les religieux", hurle un homme, photographié par l'AFP.
Le Qatar a appelé à armer les rebelles syriens et la Turquie, ancienne alliée de Damas, est désormais à la pointe des critiques contre le régime.
Ces images terribles "rappellent les explosions qui avaient eu lieu en Irak après l'invasion américaine" de ce pays en 2003, a jugé un analyste à la télévision publique syrienne. Pour lui, ces attentats visent le régime du président Bachar el-Assad, attaqué, selon lui, parce qu'il met en place des réformes politiques.
Sur place, les partisans du chef de l'Etat se sont d'ailleurs livrés à une nouvelle démonstration de force.
"Par notre sang et par notre âme, nous nous sacrifierons pour toi, Bachar", ont-ils scandé, en soutien au président.
Des civils en armes, probablement des agents de la sécurité, étaient également présents en nombre.
Ces derniers mois, une série d'attentats sanglants ont eu lieu dans la capitale, dans les quartiers de Qassaa, Midane, Kafar Soussé visant des bâtiments sécuritaires et faisant des dizaines de victimes.
Le dernier à Damas remonte au 27 avril. Onze personnes avaient alors péri dans l'attaque suicide en face d'une mosquée.
Au milieu des voitures encore fumantes, certains cherchent leurs proches, une vieille femme arrive, affolée, les mains levées vers le ciel.
"Pauvre Syrie, pauvres de nous", lance un homme. "Mon cousin... Je veux savoir ce qui est arrivé à mon cousin", crie un autre.
"On n'a jamais connu ça de notre vie!" s'exclame un homme, qui a survécu à l'attentat le plus meurtrier depuis le début de la révolte populaire en Syrie il y a 14 mois.
Le photographe de l'AFP, sur place, a vu "un petit cerveau, celui d'un enfant peut-être, baignant dans une flaque de sang".
A plus de 50 mètres alentour, les...


Si les Salafistes sont des terroristes, c'est que la conterpartie l'est aussi.
11 h 34, le 11 mai 2012