Au revoir chaleureux entre Nicolas Sarkozy et Herman Van Rompuy. Philippe Wojazer/Reuters
François Fillon, qui restera son unique Premier ministre, a défendu le bilan de la majorité sortante. Selon Valérie Pécresse, la porte-parole, il remettra aujourd’hui la démission du gouvernement. « J’ai rappelé que l’engagement principal de Nicolas Sarkozy en 2007 avait été tenu », celui « de remettre la France en mouvement », a déclaré le locataire sortant de Matignon, estimant que « nous l’avons fait avec un nombre de réformes qu’aucun autre (gouvernement) n’a engagées ».
« Moment amical »
Pour ce rendez-vous historique et nostalgique, Nicolas Sarkozy était arrivé à la présidence par la grande porte, déposé au pied du perron à 9h25 par sa voiture blindée de fonction. Dossiers sous le bras, il a adressé un bref salut à l’un des huissiers et s’est engouffré dans l’ascenseur menant jusqu’à son bureau.
S’il a fait « une campagne dure », Nicolas Sarkozy « a choisi de faire une sortie digne », a noté sur Europe 1 Pierre Moscovici, responsable de la transition présidentielle dans l’équipe Hollande.
L’un soigne sa sortie, l’autre prépare toujours activement son entrée. François Hollande a rencontré pendant 35 minutes Herman Van Rompuy, avec qui il a notamment évoqué la nouvelle crise politique qui se dessine en Grèce. Selon Pierre Moscovici, le président élu se tient « informé de manière extrêmement précise » du dossier. Dans la matinée, tout comme à l’Élysée, une ambiance de « dernière séance » a régné pour François Hollande lors du dernier conseil politique de campagne. Devant les principaux responsables du PS, le président élu, qui était arrivé vers 9h10 à son QG de l’avenue de Ségur, a dit « sa fierté, sa joie », selon le président du Sénat, Jean-Pierre Bel. Évoquant un « moment amical », la candidate de 2007, Ségolène Royal, a affirmé que « toute l’équipe » avait « félicité le nouveau président ». Selon un autre membre de ce conseil, François Hollande « a remercié tout le monde et on a préparé la suite » : formation du gouvernement et législatives.
Selon un sondage CSA pour BFMTV, RMC et 20 Minutes, les Français se prononcent à 61 % pour que les élections législatives débouchent sur une « majorité de députés favorables au président de la République », afin que celui-ci puisse « mener sa politique ». En attendant, l’un des premiers défis de M. Hollande va être la constitution d’un gouvernement paritaire, comme il s’y est engagé, ce qui serait une première bien accueillie, à condition que parité rime aussi avec responsabilités.
(Source : agences)



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