Marine Le Pen veut débaucher des candidats-déserteurs UMP
OLJ /
le 10 mai 2012 à 00h59
Aux législatives, Marine Le Pen veut tendre la main aux candidats de l’UMP qui accepteraient de quitter ce parti, en se disant ouverte à des ententes et discussions « au cas par cas », tout en excluant une nouvelle fois un accord national, dont l’UMP ne veut pas non plus. Forte de ses 17,90 % des voix au premier tour de la présidentielle, et trois jours après la défaite de Nicolas Sarkozy, la patronne du FN veut accentuer la pression sur l’UMP en passant par la base du parti, à qui elle parle d’« entente », de « discussions » et de « main tendue ». De son côté, le patron de l’UMP Jean-François Copé, un des ennemis intimes de Mme Le Pen, a affiché de nouveau sa fermeté pour parer à toute tentation dans son camp secoué par la défaite. « Il n’y aura pas d’alliance électorale ni de discussion avec les dirigeants du Front national », a-t-il répété dans un entretien au Figaro Magazine à paraître vendredi. Et si localement, certains le font, « on en tirera toutes les conséquences au niveau national, car ce sera contraire à la ligne de l’UMP ». Le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), a lui aussi écarté toute alliance avec le Front national et fait valoir que tout vote pour le FN contribuerait à affaiblir l’UMP. Le président des députés UMP, Christian Jacob, a expliqué qu’il n’y avait pas à « rougir » du résultat de l’élection présidentielle et qu’il fallait être « totalement mobilisé » sur les législatives qui sont « à notre portée ». La majorité sortante peut gagner les élections législatives de juin en France, a estimé pour sa part le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, ajoutant que « ce n’est jamais un rêve fou de se battre pour gagner, c’est même le b.a.-ba en politique (...) et nous sommes tous mobilisés dans cet esprit ». En attendant, la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, a déclaré que c’est Jean-François Copé le « chef naturel » de l’UMP, mais que François Fillon est « le mieux à même de rassembler la famille diverse » que représente cette formation politique. Dans la soirée, l’UMP a annoncé qu’il a investi un de ses responsables locaux, Éric Saubatte, pour affronter le président du MoDem François Bayrou dans la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.
Aux législatives, Marine Le Pen veut tendre la main aux candidats de l’UMP qui accepteraient de quitter ce parti, en se disant ouverte à des ententes et discussions « au cas par cas », tout en excluant une nouvelle fois un accord national, dont l’UMP ne veut pas non plus. Forte de ses 17,90 % des voix au premier tour de la présidentielle, et trois jours après la défaite de Nicolas Sarkozy, la patronne du FN veut accentuer la pression sur l’UMP en passant par la base du parti, à qui elle parle d’« entente », de « discussions » et de « main tendue ».De son côté, le patron de l’UMP Jean-François Copé, un des ennemis intimes de Mme Le Pen, a affiché de nouveau sa fermeté pour parer à toute tentation dans son camp secoué par la défaite. « Il n’y aura pas d’alliance électorale ni de discussion...
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