Les élections municipales partielles qui se sont déroulées dimanche ont constitué une sorte de répétition générale des élections législatives de 2013. C’est en tout cas ce qu’a déclaré le ministre de l’Intérieur qui avait insisté pour leur tenue en dépit du fait qu’il pouvait décider de les reporter. Marwan Charbel a voulu surtout, par son insistance, écarter toutes les rumeurs sur un éventuel report des législatives, en montrant que l’État respecte les échéances constitutionnelles et leurs dates prévues. Il a aussi voulu montrer à tous ceux qui en doutent que l’État peut rester neutre dans l’organisation des élections et respecter les règles démocratiques et les droits de chaque partie. Sur ce plan donc, les élections municipales partielles étaient donc un succès. Marwan Charbel a toutefois précisé qu’il s’agissait aussi d’un test pour la classe politique et pour son comportement dans les échéances électorales. En réalité, les élections qui ont eu lieu dans une quarantaine de municipalités situées sur l’ensemble du territoire se sont déroulées sans trop de heurts entre les candidats eux-mêmes et leurs partisans. Il est vrai que les élections municipales sont en général moins politisées que les législatives, les enjeux mêlant la dimension familiale de développement et les considérations politiques. C’est à cause de cette dimension triple qu’il y a eu des alliances étonnantes, notamment dans certaines localités entre les Forces libanaises et le Parti social national syrien et dans d’autres, entre le CPL, Michel Murr et les Kataëb...
Sans vouloir trop entrer dans les détails, l’opposition représentée par le 14 Mars s’estime très satisfaite des élections de dimanche, considérant être sortie victorieuse de ce test, notamment au sein de la rue chrétienne. Selon les chiffres alignés par le 14 Mars, ce courant aurait remporté 80 % des suffrages chrétiens, montrant ainsi que la popularité du général Michel Aoun et du CPL ne dépasserait plus les 20 % de ces électeurs. S’il faut considérer ces élections comme un test de popularité, en avant-première des élections législatives de 2013, les parties chrétiennes au sein du 14 Mars peuvent se déclarer satisfaites et rassurées sur l’issue de ce scrutin. Ces parties sont ainsi convaincues que devant l’échéance cruciale que représentent les législatives, les électeurs chrétiens choisiront sans hésiter l’État contre les milices et l’ordre contre le chaos des armes entre les mains des groupes non étatiques.
Toutefois, ces élections partielles qui se sont déroulées avec succès mettent en évidence l’importance de s’entendre sur une nouvelle loi électorale capable de pousser les Libanais à se rendre aux urnes en étant confiants dans l’efficacité du système et de leur représentation au Parlement. C’est dans cet esprit que le chef de l’État, le président Michel Sleiman, compte reprendre ses contacts avec les différentes parties politiques pour les sonder sur leur éventuel projet électoral. Le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, ne cache pas à ce sujet que les actions du système de vote proportionnel sont en train de reculer en dépit de l’appui de Michel Sleiman face à l’opposition déclarée de Walid Joumblatt et plus discrète d’autres composantes politiques. Le chef de l’État, qui continue de penser que le système de vote proportionnel permet une meilleure représentativité, est essentiellement soucieux de parvenir à une loi qui jouisse d’un appui maximal de la part des composantes politiques du pays. Il aurait d’ailleurs évoqué cette question avec le secrétaire d’État adjoint américain Jeffrey Feltman et les deux hommes se sont entendus sur l’importance de tenir les législatives à la date prévue et de refuser tout report qui pourrait, selon Feltman, être réclamé par le Hezbollah et ses alliés si ceux-ci découvrent qu’ils ne peuvent pas obtenir à la faveur des élections une majorité sans Walid Joumblatt.
Feltman aurait même affirmé que des incidents sécuritaires pourraient se produire pour contraindre les autorités à reporter la tenue du scrutin. Il faut donc se préparer à déjouer de telles manœuvres. De son côté, le 14 Mars a insisté sur la nécessité de former un gouvernement de technocrates non candidats aux législatives pour superviser le scrutin. Mais la clé de ce projet est entre les mains de Walid Joumblatt qui détient la possibilité de faire tomber l’actuel gouvernement en retirant ses ministres...


je reviens sur ce sujet parceque çà m'a fait bien rire...je crois et je suis fier ,que les Libanais sortent enfin de leur torpeur...ce n'est pas une victoire du 14,pas plus qu'une défaite du 8....c'est simplement les Libanais qui disent merde...et remerde...vous ne nous ferz pas faire quoique ce soit sous la menace et la contrainte...nous n'avons plus peur...avis au 8 et au 14...Lebnéne wou bass...fhamo,baa!
06 h 10, le 09 mai 2012