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Nos lecteurs ont la parole

Que du bonheur !

Par Lina SINNO
Une délicieuse remontée dans le temps ces « Années Bonheur ».
Ce samedi-là, Beyrouth décida de mettre sa somptueuse « robe verte ». Elle se parfuma d’un geste féminin derrière l’oreille de deux gouttes de nostalgie, posa une ombre de souvenirs sur les paupières, et rangea soigneusement dans son sac à main tout le répertoire francophone des « années Caroline ». Puis, sans plus tarder, s’en alla retrouver, loin de toute ringardise, comme le prédirent certains, un professeur d’une sensibilité bouleversante, un géant de papier devant nos corps de femmes, une blonde incandescente qu’on appelle Michelle, une Ève volcanique qui fit lever tout le monde, un coupable à vie d’avoir remué tant d’émotions en nous, un rital à la virilité et au charme débordants, et une Compagnie créole qui électrisa la salle.
Que c’est doux de s’apercevoir que l’on est encore aussi fidèle à une mémoire, aussi sensible à nos chansons de jeunesse. Que c’est touchant de réaliser que chacune d’entre elles nous renvoie encore à un amour, à une belle histoire ou à un cœur brisé... Quel plaisir, par ailleurs, d’entendre chanter nos jeunes d’un bout à l’autre, et sans même prendre le temps de respirer, les paroles de ces chansons pourtant pas du tout de leur époque. Deux heures de spectacle des plus interactifs donc, haut en couleur et en sentiments mitigés. En fait, une soirée mi-figue, mi-raisin, où telle une Maria Magdalena nos larmes de tristesse, de joie, changeaient tour à tour, se mêlaient, s’exprimaient, se refoulaient, pour finir par exploser en un magnifique feu d’artifice bon, bon pour le moral.
Une délicieuse remontée dans le temps ces « Années Bonheur ».Ce samedi-là, Beyrouth décida de mettre sa somptueuse « robe verte ». Elle se parfuma d’un geste féminin derrière l’oreille de deux gouttes de nostalgie, posa une ombre de souvenirs sur les paupières, et rangea soigneusement dans son sac à main tout le répertoire francophone des « années Caroline ». Puis, sans plus tarder, s’en alla retrouver, loin de toute ringardise, comme le prédirent certains, un professeur d’une sensibilité bouleversante, un géant de papier devant nos corps de femmes, une blonde incandescente qu’on appelle Michelle, une Ève volcanique qui fit lever tout le monde, un coupable à vie d’avoir remué tant d’émotions en nous, un rital à la virilité et au charme débordants, et une Compagnie créole qui électrisa la...
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