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Liban - La Situation

L’édifice local de plus en plus fragilisé par une double escalade politique

Le Liban commémore demain dimanche, 6 mai, le souvenir des martyrs de la presse. La liste des journalistes qui sont tombés, au fil des ans et des différentes phases de la guerre libanaise, victimes de la liberté d’expression est longue. À cette violence physique vient s’ajouter, comme pour compléter le sombre tableau, une violence morale et psychologique dans les propos haineux et les menaces à peine voilées émanant de responsables et partis politiques qui se placent aux antipodes de la culture démocratique la plus élémentaire.
Force est de relever que cette violence dans le « verbe » est appelée à aller crescendo à la lumière des préparatifs et des manœuvres qui commencent déjà à poindre à l’horizon dans la perspective des élections législatives de 2013, cruciales à plus d’un titre. Sans compter le contexte régional en rapport avec la révolution syrienne et ses inévitables retombées sur la scène libanaise. Cette conjonction de l’échéance locale et du paramètre syrien explique l’escalade enregistrée depuis quelque temps au plan politique. Les députés et pôles aounistes manifestent ainsi de plus en plus d’agressivité dans leurs attaques en flèche contre les diverses composantes du 14 Mars et s’abstiennent de mettre les formes à cet égard, allant même jusqu’à lancer des accusations dépassant souvent l’entendement, comme lorsque le ministre Gebran Bassil a prétendu que le chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, a orchestré la tentative d’assassinat dont il a été la cible afin de préparer des attentats auxquels il pourrait se livrer. Ou lorsque le député Alain Aoun a entrepris, lors du débat de politique générale au Parlement, de critiquer sévèrement, sur un ton jugé « sectaire » par certains milieux politiques, l’alliance des Forces libanaises avec le courant du Futur, en dénonçant, de surcroît, les desseins qu’il a attribués au courant sunnite.
À cette escalade enregistrée au niveau purement local vient se greffer une autre escalade d’une autre portée et dimension : celle à laquelle se livre le courant du Futur, mais qui revêt un caractère essentiellement régional en rapport avec la révolution syrienne. Les députés et pôles du Futur sont montés d’un cran ces derniers jours dans leurs attaques contre le régime du président Bachar el-Assad et se montrent de plus en plus solidaires des opposants syriens.
Ces deux escalades parallèles se traduiront d’ici au début de la semaine prochaine par des positions en flèche qui seront vraisemblablement adoptées de part et d’autre à l’occasion de deux événements ponctuels : le meeting de solidarité avec la révolution syrienne que le courant du Futur tiendra demain, dimanche, à la place des Martyrs et au cours duquel l’ancien Premier ministre Saad Hariri pourrait prononcer un discours retransmis sur grand écran à partir de l’étranger ; et, d’autre part, la célébration par le CPL du retour d’exil de Michel Aoun, le 7 mai 2005. Élections obligent : le courant aouniste semble vouloir donner cette année une tournure particulière à cette célébration.
C’est dans un tel contexte tendu que le président Michel Sleiman tente de calmer le jeu tout en restant ferme sur ses positions de principe. Il a ainsi réaffirmé hier qu’il refusait de signer le décret sur la dépense de 8 900 milliards de livres libanaises, comme le réclame le 8 Mars, tout en soulignant qu’il ne constitue nullement un facteur de blocage sur ce plan. Le chef de l’État s’est d’autre part prononcé clairement pour la remise aux services de sécurité des données sur la circulation des appels téléphoniques de la téléphonie mobile, en vue de faciliter l’enquête sur la tentative d’assassinat dont a été la cible le leader des Forces libanaises, Samir Geagea.
Il reste qu’il n’est pas particulièrement aisé pour le chef de l’État de juguler les tensions internes croissantes au vu des profondes lignes de fracture, locales et régionales, qui ne cessent d’ébranler l’édifice politique, déjà fragile, du pays du Cèdre.     

M.T.
Le Liban commémore demain dimanche, 6 mai, le souvenir des martyrs de la presse. La liste des journalistes qui sont tombés, au fil des ans et des différentes phases de la guerre libanaise, victimes de la liberté d’expression est longue. À cette violence physique vient s’ajouter, comme pour compléter le sombre tableau, une violence morale et psychologique dans les propos haineux et les menaces à peine voilées émanant de responsables et partis politiques qui se placent aux antipodes de la culture démocratique la plus élémentaire. Force est de relever que cette violence dans le « verbe » est appelée à aller crescendo à la lumière des préparatifs et des manœuvres qui commencent déjà à poindre à l’horizon dans la perspective des élections législatives de 2013, cruciales à plus d’un titre. Sans compter le...
commentaires (2)

Cette accusation de l'orangé concernant l'alliance des Forces Libanaises avec le courant du Futur, est une blague venant de ceux qui ont signé l'alliance avec les divins ! Est-ce qu'ils croient, ces orangés, que tous les chrétiens dorment à yeux ouverts, comme eux dans leurs orangeraies, pour les croire ? C'est plus triste venant de quelqu'un qui se prétendait instruit et modéré. Réveillez-vous avant que, dans votre sommeil léthargique, vos orangiers vous tombent sur la tête dans vos orangeraies de triste réputation et devenir.

SAKR LEBNAN

03 h 41, le 05 mai 2012

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Commentaires (2)

  • Cette accusation de l'orangé concernant l'alliance des Forces Libanaises avec le courant du Futur, est une blague venant de ceux qui ont signé l'alliance avec les divins ! Est-ce qu'ils croient, ces orangés, que tous les chrétiens dorment à yeux ouverts, comme eux dans leurs orangeraies, pour les croire ? C'est plus triste venant de quelqu'un qui se prétendait instruit et modéré. Réveillez-vous avant que, dans votre sommeil léthargique, vos orangiers vous tombent sur la tête dans vos orangeraies de triste réputation et devenir.

    SAKR LEBNAN

    03 h 41, le 05 mai 2012

  • Cette terre laisse un goût amer, d'une signification singulière. Un "pseudo-peuple !" devait contrer une stratégie "Malsaine" et ne pas la laisser gangrener, pourrir ce pays, et peser sur son avenir. On sait ce qu'il en est advenu. Les "chiites", plébiscitant les sectaires, ont donné à Amal et à ce Hézébb le pouvoir de faire ingurgiter contre son gré au pays une forte rasade d'intégrisme, et d'altérer le système en un moment où toutes les audaces devaient être mobilisées pour chercher une issue à cette question de vie ou de mort ; celle des armes de ces "déistes". Chez les "chréti(e)ns", ce fut la Honte. Il ne s'est pas trouvé une poignée au sein de ce "salmigondis" pour, par un simple geste apostolique Romain ou Byzantin, bien sûr, faire preuve d'un minimum de "Charité chréti(en)ne" entre eux. Quant aux "sunnites" c'est tout juste si une partie a jugé utile de choisir entre des "Premiers Ministrés" sinon médiocres, du moins complices d'une parodie "d’Hommes d’Etat !?" ; qu'on décrit comme devant être "Misérables ou Minables" ; au choix. Et leur majorité, dit-on, aurait préféré "d’autres moudééls", quitte même à ce qu’ils soient nusayrîs ou chiites, kifkif et… ; le comble ! Quant aux "druzes", il n’est plus nécessaire de plus RIEN relever chez eux, RIEN à faire ! Car, avec leur sorte de "CheBéékk, Myster Goupil", c’est l’installation définitive du Renard Campagnard dans le Poulailler Montagnard.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    02 h 58, le 05 mai 2012

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