Les milieux diplomatiques et politiques ont été surpris par la guerre qui a soudainement éclaté entre les ambassadeurs d’Arabie saoudite, Ali Assiri, et de Syrie, Ali Abdel Karim Ali, après l’arraisonnement par l’armée libanaise d’une cargaison d’armes sur le navire Loutfallah II dans les eaux du port de Selaata. Le diplomate syrien a en effet accusé l’Arabie et le Qatar, ainsi que d’autres pays, d’être « à l’origine de ces opérations qui portent atteinte, a-t-il affirmé, à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’ensemble de la région ». Ali Abdel Karim Ali a estimé que « les ingérences dans les affaires internes syriennes » se font « au nom de l’humanitaire, du secours ou d’associations diverses (...) dans le même but ». Il reste que la question qui s’impose est la suivante : quelle est la partie qui assume la responsabilité de l’attaque de l’ambassadeur syrien contre l’Arabie saoudite à partir du palais Bustros ? Car c’est en effet sur le perron du ministère des Affaires étrangères que le diplomate syrien s’en est pris, mardi, à un pays arabe qui soutient le Liban officiel à plus d’un niveau, notamment en politique étrangère, au niveau des instances internationales comme l’ONU ou la Ligue arabe, ou au niveau monétaire et financier. Sans oublier que l’Arabie saoudite accueille des milliers de Libanais qui travaillent sur son territoire. Le palais Bustros assume-t-il une responsabilité quelconque dans les propos tenus par Ali Abdel Karim Ali ? Des sources fiables du ministère affirment que le chef de la diplomatie, Adnane Mansour, n’était pas au courant des propos que le diplomate syrien allait tenir et que ce dernier répondait à des questions posées par des journalistes sur place lorsqu’il a fait sa déclaration, qui n’était donc pas, affirment-elles, préparée à l’avance. Ces sources précisent par ailleurs que le palais Bustros n’a reçu aucune plainte écrite de l’ambassade de Syrie reprenant les accusations lancées en direction de Riyad au sujet de la cargaison d’armes. De même, le Premier ministre Nagib Mikati a précisé à l’ambassadeur Ali Assiri – qui s’est empressé de répliquer sur le même ton à son homologue syrien en accusant le gouvernement syrien de « chercher la fuite en avant » – au cours de leur dernier entretien que les propos du diplomate syrien ne représentent pas la position officielle du Liban. Au contraire, les responsables s’accordent sur la nécessité de mettre fin à ce genre d’échanges entre les deux hommes, le premier du genre depuis leur accréditation au Liban.
Les milieux diplomatiques et politiques ont été surpris par la guerre qui a soudainement éclaté entre les ambassadeurs d’Arabie saoudite, Ali Assiri, et de Syrie, Ali Abdel Karim Ali, après l’arraisonnement par l’armée libanaise d’une cargaison d’armes sur le navire Loutfallah II dans les eaux du port de Selaata. Le diplomate syrien a en effet accusé l’Arabie et le Qatar, ainsi que d’autres pays, d’être « à l’origine de ces opérations qui portent atteinte, a-t-il affirmé, à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’ensemble de la région ». Ali Abdel Karim Ali a estimé que « les ingérences dans les affaires internes syriennes » se font « au nom de l’humanitaire, du secours ou d’associations diverses (...) dans le même but ».Il reste que la question qui s’impose est la suivante :...
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