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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Le Caire confiant dans la résolution de la crise avec Riyad

Le ministre de l’Intérieur saoudien juge « inacceptable » l’attitude de l’Iran sur les îles du Golfe.
L’armée égyptienne s’est montrée confiante hier dans la résolution de la crise avec Riyad, provoquée par l’arrestation en Arabie saoudite d’un avocat égyptien militant des droits de l’homme. L’Arabie saoudite a fermé samedi son ambassade au Caire et rappelé son ambassadeur pour consultations, invoquant des manifestations de protestation devant ses locaux diplomatiques au Caire.
« Les relations entre les deux pays sont grandes, plus grandes que tout cela (...). L’ambassadeur va revenir et l’ambassade va rouvrir », a déclaré lors d’une conférence de presse le général Mohammad el-Assar, membre du Conseil suprême des forces armées (CSFA). La ministre égyptienne de la Coopération Fayza Aboul Naga avait pour sa part déclaré mercredi que des contacts entre les deux pays avaient permis de dégager un accord sur « le retour de l’ambassadeur saoudien dans les prochains jours et la réactivation du paquet d’aide financière saoudienne à l’Égypte ». En effet, le Premier ministre égyptien Kamal el-Ganzouri avait déclaré le 19 avril, avant cette crise, que Riyad s’apprêtait à apporter à l’Égypte quelque 2,5 milliards de dollars pour l’aider à faire face à ses graves difficultés économiques.
Les présidents des deux Chambres du Parlement égyptien, membres des Frères musulmans, Saad el-Katatni et Ahmad Fahmi, devaient d’ailleurs se rendre hier à Riyad pour rencontrer le roi Abdallah afin de chercher à dénouer cette crise, d’après des sources parlementaires mercredi.
Les partisans de l’avocat, arrêté à son arrivée à Djeddah alors qu’il devait participer au petit pèlerinage (omra), affirment qu’il est poursuivi pour des propos critiques envers le pouvoir saoudien. Riyad, de son côté, assure qu’il a été arrêté en possession de milliers de comprimés d’un médicament considéré comme une drogue s’il n’est pas accompagné d’une ordonnance médicale.

« Inacceptable »
Par ailleurs, le prince héritier et ministre de l’Intérieur saoudien a qualifié d’« inacceptable » l’attitude de l’Iran sur les trois îles du Golfe revendiquées par les Émirats arabes unis, a rapporté l’agence saoudienne SPA.
« Toute atteinte à l’un de nos pays nous touche tous », a déclaré le prince Nayef ben Abdel Aziz lors d’une réunion mercredi soir à Riyad des ministres de l’Intérieur du Conseil de coopération du Golfe (CCG), selon l’agence. Le prince Nayef a ainsi exprimé le soutien sans faille de son pays aux Émirats et à Bahreïn, agité par une contestation interne de chiites, estimant que « leur sécurité et leur stabilité est indissociable de celles du CCG ».
Le 17 avril, le CCG avait qualifié de « provocation » une visite du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à Abou Moussa, l’une des trois îles stratégiques au centre d’un conflit entre l’Iran et les Émirats arabes unis. Téhéran rejette les revendications des Émirats sur Abou Moussa et les îlots de la petite et grande Tomb, dont il a pris le contrôle en 1971 après le départ des forces britanniques du Golfe.

(Source : AFP)
L’armée égyptienne s’est montrée confiante hier dans la résolution de la crise avec Riyad, provoquée par l’arrestation en Arabie saoudite d’un avocat égyptien militant des droits de l’homme. L’Arabie saoudite a fermé samedi son ambassade au Caire et rappelé son ambassadeur pour consultations, invoquant des manifestations de protestation devant ses locaux diplomatiques au Caire.« Les relations entre les deux pays sont grandes, plus grandes que tout cela (...). L’ambassadeur va revenir et l’ambassade va rouvrir », a déclaré lors d’une conférence de presse le général Mohammad el-Assar, membre du Conseil suprême des forces armées (CSFA). La ministre égyptienne de la Coopération Fayza Aboul Naga avait pour sa part déclaré mercredi que des contacts entre les deux pays avaient permis de dégager un...
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