« En construisant à Givat Hamatos, les responsables israéliens isolent la partie sud de Jérusalem-Est, empêchant ainsi le futur établissement de la capitale d’un État palestinien sur la partie orientale de la ville », a dénoncé Hagit Ofran, porte-parole du mouvement anticolonisation la Paix maintenant. Le négociateur palestinien Saëb Erakat a condamné cette mesure, jugeant qu’elle ne faisait qu’empêcher encore un peu plus toute reprise des négociations de paix. Le gouvernement israélien « a choisi de répondre à nos demandes d’arrêt des activités de colonisation (...), en étendant la colonisation », a-t-il dit.
Les responsables palestiniens ont affirmé à de nombreuses reprises qu’ils ne reprendraient pas les négociations sans gel de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Israël a proclamé l’ensemble de la ville sa capitale « éternelle et indivisible ». Mais cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale qui considère Jérusalem-Est comme un territoire occupé, alors que les Palestiniens veulent en faire la capitale de l’État auquel ils aspirent.
Parallèlement, Israël a annoncé avoir ordonné à des villageois palestiniens de Cisjordanie de déraciner 1 000 oliviers plantés dans une zone de Cisjordanie sous contrôle israélien et classée réserve naturelle par l’État hébreu. Les autorités militaires israéliennes ont confirmé ces informations, publiées par le quotidien Haaretz. Les arbres en question se trouvent dans la réserve de Nahal Kana, à l’ouest de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. Selon Haaretz, cette zone comprend de larges étendues de terres privées palestiniennes. Interviewés par le journal, des fermiers palestiniens ont jugé que cette décision contrevenait à leur droit de propriété et qu’ils la contesteraient en justice.
(Source : AFP)

