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Cinema- - Entre Parenthèses

Quand le romarin et le thym deviennent Rose-Marie et Tom

Qui peut prétendre qu’il n’a jamais un jour confondu les paroles d’une chanson? Surtout un titre anglophone? Il est vrai qu’on a tendance à se laisser paresseusement aller à fredonner un air sans trop s’attarder sur les paroles justes, pour le plaisir, rien que pour le plaisir, de «faire le chanteur», l’espace de quelques petites minutes. Mais trop souvent, on la fredonne mal cette petite chansonnette. On en détourne même les paroles.
«On connaît la chanson?», pas tout à fait. Rien qu’une impression aussitôt effacée lorsque la musique est enclenchée. Mais arrêtez la musique et coupez le son (comme nous l’ordonne Philippe Katherine), il ne restera plus qu’une petite voix tremblotante, chevrotante, cherchant des mots syncopés sans aucun lien entre eux.
Ainsi, dans l’album éponyme de The Graduate, excellent film de la fin des années 60, réalisé par Mike Nichols qui introduisait au milieu cinématographique un Dustin Hoffman pubère mais aussi la notion de femme «cougar» (pas encore à la mode) incarnée par Anne Bancroft, figure une chanson intitulée Scarborough fair où il est question de plantes aromatiques «Parsley, sage, rosemary and thyme» (persil, sauge, romarin et thym). Longtemps, il me semblait que la chanson évoquait deux amoureux du nom de Rose-Marie et Tom. Comme une fable autour de ces deux personnages. L’histoire était beaucoup plus simple que cela et la signification est apparue plus tard. Par contre, ce qu’on a tous retenus en mémoire et qu’il nous sera difficile de confondre un jour, ce sont bien les jambes de la sulfureuse Madame Bancroft qui tournèrent la tête au «Lauréat». Alors à ta santé ou plutôt (et cette fois les paroles sont bonnes) «Here’s to you Mrs Robinson»!
Qui peut prétendre qu’il n’a jamais un jour confondu les paroles d’une chanson? Surtout un titre anglophone? Il est vrai qu’on a tendance à se laisser paresseusement aller à fredonner un air sans trop s’attarder sur les paroles justes, pour le plaisir, rien que pour le plaisir, de «faire le chanteur», l’espace de quelques petites minutes. Mais trop souvent, on la fredonne mal cette petite chansonnette. On en détourne même les paroles. «On connaît la chanson?», pas tout à fait. Rien qu’une impression aussitôt effacée lorsque la musique est enclenchée. Mais arrêtez la musique et coupez le son (comme nous l’ordonne Philippe Katherine), il ne restera plus qu’une petite voix tremblotante, chevrotante, cherchant des mots syncopés sans aucun lien entre eux. Ainsi, dans l’album éponyme de The Graduate,...
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