Le président palestinien, Mahmoud Abbas, donnant un discours devant l'assemblée constituante tunisienne à Bardo, à l'ouest de Tunis, le 30 avril 2012. AFP PHOTO / FETHI BELAID
"La montée des forces islamistes au pouvoir dans les pays révolutionnaires aura sans doute une influence sur l'avenir de la question palestinienne", a-t-il déclaré lors d'un point de presse à l'issue d'une visite de quatre jours à l'invitation du président tunisien Moncef Marzouki.
Le Fatah de M. Abbas et son rival, le mouvement islamiste Hamas, peinent à s'entendre sur l'application d'un accord de réconciliation prévoyant la formation d'un gouvernement transitoire non partisan chargé d'organiser des élections présidentielle et législatives.
Durant sa visite, M. Abbas a discuté respectivement avec le président tunisien et le chef du gouvernement, l'islamiste Hamadi Jebali, de la réconciliation palestinienne et "du rôle que la Tunisie peut jouer pour mettre fin à la division".
Après Tunis, où il est arrivé samedi, le président palestinien devait se rendre à Tripoli pour s'entretenir avec les autorités de transition, mais il a annulé son étape en Libye en raison de "la situation en termes de sécurité", a indiqué à l'AFP un dirigeant du Fatah, Azzam al-Ahmad.
Il faisait allusion aux tensions entre le pouvoir et des groupes armés, qui ont incité M. Abbas à rentrer mardi soir à Amman, avant de regagner la Cisjordanie mercredi, selon la même source.
La Tunisie avait reçu en janvier le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, une visite sans précédent à l'invitation du parti islamiste Ennahda.
Cette visite saluée par les foules avait fait grincer des dents les responsables palestiniens du Fatah, qui avaient l'exclusivité du soutien de la Tunisie officielle sous le régime de Zine el-Abidine Ben Ali.
M. Abbas a en outre confirmé avoir saisi l'ONU au sujet des quelque 1.200 prisonniers palestiniens qui observent depuis le 17 avril une grève de la faim illimitée pour protester contre leurs conditions de détention par Israël, un mouvement auquel se sont joints depuis des centaines d'autres.
Il a par ailleurs rappelé que le Hamas s'était prononcé pour "une lutte populaire et pacifique".


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